CS de l'Énergie: des résultats exceptionnels

Le directeur général de la Commission scolaire de... (Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie, Denis Lemaire.

Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le taux de qualification et le taux de diplomation à la Commission scolaire de l'Énergie a connu, en cinq ans, une amélioration notable, passant de 51,2 % à 60,6 %.

Ce progrès est survenu «en dépit du climat particulier» qui a régné au cours de ces années, souligne la Commission scolaire dans son rapport annuel publié cette semaine.

Beaucoup de projets liés à l'éducation ont en effet été mis sur la glace parce que d'importantes coupes budgétaires ont frappé les commissions scolaires du Québec au cours des dernières années.

Avec un peu de réinvestissement cette année, toutefois, la Commission scolaire peut enfin développer, à partir de janvier, ses écoles à vocation particulière dont Le Nouvelliste a fait écho dans son édition du 21 décembre, soit les écoles Félix-Leclerc (vocation musicale), l'école de l'Énergie (vocation alternative) et l'école Jacques-Plante (vocation hockey), en plus de l'école secondaire du Rocher où du hockey compétitif sera offert.

La remise en question de l'existence des commissions scolaires et des élus scolaires a aussi fait ses ravages, rappelle le directeur général, Denis Lemaire. C'est que «lorsqu'on parle de structures, on ne parle pas de réussite scolaire nécessairement», fait-il valoir. «On ne pense pas aux jeunes qui ont des difficultés et qui ont besoin d'accompagnement.»

«C'est sûr que ça a amené une certaine incertitude. Je pense que le gouvernement a maintenant pris les bonnes décisions et l'on se concentre sur l'apprentissage», se réjouit-il.

«Au primaire, on travaille de plus en plus à la détection précoce des différentes problématiques chez les jeunes. Au secondaire, on travaille de plus en plus près des jeunes à risque de décrochage. On les suit. On a mis en place un suivi très personnalisé. On a réussi à améliorer le taux de diplomation sur cinq ans d'environ 10 %.

On se rapproche de plus en plus de la moyenne provinciale malgré le fait que dans notre commission scolaire, 75 % des écoles sont en milieu défavorisé. C'est exceptionnel, le travail que notre personnel et nos employés font», estime M. Lemaire.

Le taux de réussite en français était de 89,5 %, en 2012. Il est maintenant de 93,7 % soit au-delà du résultat visé de 92,5 %.

Depuis cinq ans, «il y a eu un énorme appauvrissement de la population» dans la région de Shawinigan, rappelle M. Lemaire. «Deux usines de pâtes et papier ont fermé de même qu'une aluminerie. Il y a une détérioration du climat social», dit-il. Malgré tout, «le personnel travaille très fort pour garder nos jeunes à l'école», souligne le directeur général.

«On est très impliqué au niveau du Centre d'entrepreneuriat Desjardins et ce n'est pas un hasard. On sait que la reconversion économique se fait par ça», explique M. Lemaire.

«En tant que Commission scolaire, on fournit des formations et c'est la Commission scolaire qui paie le directeur général du Centre d'entrepreneuriat de Shawinigan. On est investi à long terme pour essayer de changer le milieu socio-économique», rappelle-t-il.

La Commission scolaire n'intervient pas que dans des enjeux sociaux, «mais aussi dans des enjeux économiques», signale-t-il. «Quand on parle de la formation professionnelle, il faut s'adapter au marché et offrir les meilleurs employés selon les besoins de l'entreprise et les besoins ne sont pas les mêmes qu'il y a 10 ans», fait-il valoir.

«On travaille très fort pour garder du personnel motivé et faire en sorte que le personnel soutienne les élèves. On a aussi la chance d'avoir une commission scolaire en santé autant au niveau financier qu'au niveau du climat organisationnel.

On a une situation financière intéressante. On a réussi à équilibrer le budget (en juin avec un léger surplus de 240 000 $), et ce, malgré que l'on mette 2 millions $ de plus que le montant de notre financement pour soutenir les élèves HDAA (handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage)», tient à souligner le directeur général.

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