Les élèves de l'école de la Tortue-des-Bois gagnent le prix Essor

De gauche à droite: Chantal Robitaille, enseignante, Émy... (École de la Tortue-des-Bois)

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De gauche à droite: Chantal Robitaille, enseignante, Émy Lafrenière, Marco Bergeron, Stéphane Robitaille, le directeur, Téa Ngân et Élyane Kirouac comptent parmi les 92 participants.

École de la Tortue-des-Bois

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Saint-Mathieu-du-Parc) Les élèves de l'école de la Tortue-des-Bois de Saint-Mathieu-du-Parc viennent de remporter un des huit prix nationaux de reconnaissance Essor du ministère de l'Éducation et du ministère de la Culture, soit le Grand prix national Essor. Ils se distinguent ainsi parmi 19 écoles finalistes au Québec, tant primaires que secondaires, du réseau public et du réseau privé.

C'est son projet intitulé Les arts de la veillée qui lui vaut cet honneur. Les élèves ont réalisé leur projet sous la direction de l'auteur, compositeur, interprète et conteur Denis Massé, de Saint-Paulin, membre du groupe de musique traditionnelle Les Tireux d'roches. Ce dernier est resté 11 semaines en classe à raison d'une quinzaine d'heures par semaine pour accompagner les enfants dans leur entreprise.

L'objectif de l'école alternative de la Tortue-des-Bois consistait à mettre en valeur le patrimoine vivant de sa communauté. Cela a donné lieu à des rencontres intergénérationnelles à partir desquelles les 92 élèves participants ont pu créer un documentaire, composer des chansons et scénariser des vidéoclips.

Les enfants ont notamment rencontré Florette Champagne qui a enseigné à 35 enfants dans une école de rang, dans sa jeunesse. Les plus vieux aidaient les plus petits, a-t-elle raconté. Les souvenirs de la dame ont été transformés en chanson.

Martine Champagne leur a raconté comment les gens fabriquaient des tapis avec des lisières de guenilles et des courtepointes avec des vêtements usagés récupérés qui devenaient alors de véritables livres d'histoire familiale puisque chacun reconnaissait son bout de vêtement.

Les aînés ont raconté de quoi avaient l'air les chemins, les téléphones et les grosses familles de leur enfance et comment les gens n'étaient pas riches dans leur temps.

Bref, tous ces échanges entre les élèves et les aînés du village ont permis d'immortaliser les contes, légendes et façons de faire de Saint-Mathieu-du-Parc, estime le directeur de l'école, Stéphane Robitaille, et ce, tout «en atteignant de nombreux objectifs pédagogiques d'une manière exceptionnelle», dit-il.

Le Prix reconnaissance Essor rapporte 2000 $ à l'école et le Grand prix national lui vaut 10 000 $ de plus.

Le directeur indique que cet argent servira à faire d'autres projets. Chaque année, d'ailleurs, les élèves de l'école réalisent en moyenne 120 projets dont quelque 90 qui leur sont personnels et une trentaine en groupe, en classe ou interclasses. Stéphane Robitaille espère que cette activité fort bien réussie donnera lieu éventuellement à une activité de type Soirée canadienne dans la municipalité.

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