Contre l'hétérogénéité des diplômes

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Sur la photo, on aperçoit Luc Vandal, président du Syndicat des enseignants du Collège Shawinigan, et Jean Fournier, président du Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières ainsi que le Syndicat des enseignants du Collège Shawinigan ont uni leur voix afin d'exprimer leurs inquiétudes concernant la possible modification du Règlement sur le régime des études collégiales.

Les membres de la Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec de la Confédération des syndicats nationaux (FNEEQ-CSN) voient d'un très mauvais oeil un renforcement de la flexibilité et de l'autonomie à l'égard des institutions collégiales.

La position syndicale des deux entités est on ne peut plus claire. Ils refusent catégoriquement que la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David, accorde davantage de pouvoirs aux cégeps, craignant que ceux-ci puissent éventuellement définir des compétences locales calquées sur des besoins ponctuels du marché.

«Le Règlement sur le régime des études collégiales est fondamental, c'est notre solage. C'est ce qui constitue l'enseignement collégial», énonce d'entrée de jeu le président du Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières, Jean Fournier.

Le slogan Un DEC, c'est un DEC, partout au Québec... démontre que l'uniformité du diplôme, qu'il soit décroché à Jonquière, Montréal, Shawinigan ou Trois-Rivières, est au coeur des préoccupations. «On veut absolument préserver la dimension nationale de nos DEC. (...) C'est plus qu'un atout, c'est une caractéristique de notre diplomation de niveau supérieur offerte dans les collèges», commente-t-il.

M. Fournier est bien conscient qu'une liaison étroite existe entre la formation et le marché du travail, et qu'il ne faut pas l'écarter de l'équation. Le principal concerné se questionne cependant sur le principe de répondre aux besoins actuels par l'entremise d'un remaniement des programmes d'études. Sa vision de la situation, donc, est de favoriser un système d'éducation qui offrira des outils à moyen et long terme, et non dans l'immédiat.

«C'est de faire en sorte que nos étudiants aient le bagage nécessaire pour jouer des rôles citoyens tout au long de l'existence de leur engagement d'adulte. (...) Dans un horizon de 35 ou 40 ans, [cela leur permettra] d'offrir leur disponibilité et leur force de travail à des employeurs, de se rendre utile comme citoyen et d'avoir une formation plus générale. En ce sens, on veut maintenir une formation globale, transversale et citoyenne, tout en évitant ce qui est trop précis et spécifique», martèle-t-il.

Majorer le financement

Les deux syndicats ont approfondi des pistes de solutions de rechange dans l'optique que la ministre David revienne sur sa décision de procéder à des changements majeurs au Règlement sur le régime des études collégiales.

Un rehaussement du financement des établissements pointe en tête de la liste des alternatives à adopter. Toujours selon M. Fournier, une telle intervention permettrait de «continuer à offrir des diplômes de niveau supérieur qui sont costauds et solides» et de développer une multitude d'exercices liées aux programmes.

D'ailleurs, une pétition, un envoi massif de lettres et des actions collectives seront les options préconisées afin de faire pression sur le gouvernement québécois.

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