UQTR: le recteur McMahon assume le vice-rectorat aux finances

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Le recteur, Daniel McMahon, assure qu'en ce moment l'UQTR ne se classe pas parmi les universités les plus endettées du réseau de l'UQ.

Sylvain Mayer

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On a toujours parlé du déficit de fonctionnement qui atteint un peu plus de 10 millions $, cette année, à l'UQTR, mais la dette du budget de fonctionnement a rarement été sous les projecteurs. Or, Le Nouvelliste a appris qu'elle est maintenant de 94 millions $, soit 53 millions $ au niveau du fonctionnement plus les régimes de retraite, rangés depuis quelques années par le gouvernement au chapitre des dettes.

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Johanne Giguère, dont l'administration avait été pointée du doigt par le Vérificateur général du Québec dans une affaire de fractionnement illégal de contrats, occupera une fonction de cadre-conseil au rectorat jusqu'à la fin de son contrat, en 2018.

Olivier Croteau

Le recteur, Daniel McMahon, assure qu'en ce moment cela ne place pas l'UQTR au rang des universités les plus endettées du réseau de l'UQ. La marge de crédit est de 18 millions $, dit-il, mais dans quatre ans, elle sera de 60 millions $.

«Le déficit qu'on va faire au cours de quatre prochaines années va s'ajouter sur la marge de crédit», explique-t-il.

Malgré tout, le recteur ne se montre pas inquiet, du moins pas si son plan de redressement financier est accepté par le gouvernement.

«Si je me fie au passé, à la fin des années 1990, l'UQTR avait une situation similaire. On a été sur la marge de crédit pendant quatre ans. Par la suite, non seulement on est revenu à l'équilibre, mais on a effacé la dette au cours des exercices subséquents. On n'est pas la première université à qui ça arrive. Il y a des universités qui ont une dette beaucoup plus considérable que la nôtre», assure-t-il.

«Cette question-là va être intéressante après le prochain budget» du gouvernement, dit-il. C'est qu'on «va voir ce que le gouvernement aura dans ses cartons pour le réinvestissement» dans l'éducation.

«Quand on regarde tous les indicateurs de l'actualité, tout laisse croire que l'éducation est en train de redevenir une priorité dans la tête du gouvernement», analyse le recteur.

L'UQTR travaille aussi intensément à recruter des étudiants étrangers afin de combler le creux démographique qui l'affecte présentement et qui affecte du même coup ses revenus.

En attendant, le recteur McMahon joue présentement le rôle de vice-recteur aux finances et à l'administration qui était occupé par Johanne Giguère depuis 2013.

Le poste sera ouvert sous peu afin de trouver une personne pour occuper cette fonction, dit-il.

Le recteur indique qu'à la demande de Mme Giguère, «on en est venu à la conclusion que ce serait une bonne idée de lui confier de nouveaux mandats», explique-t-il.

Mme Giguère cessera d'être à l'emploi de l'UQTR après le 21 juin 2018.

Le recteur explique que deux très gros dossiers sont en effet arrivés à leur conclusion pour elle. Le premier est en lien avec le rapport du Vérificateur général du Québec.

«Une série de recommandations touchaient directement toute la gestion des projets immobiliers qui relevait de la responsabilité de Mme Giguère», rappelle-t-il.

L'UQTR a fait rapport, récemment, à la sous-ministre de l'Enseignement supérieur au sujet du suivi de ces recommandations, ce qui devrait mettre toute cette affaire derrière elle.

Le second gros dossier, c'est le plan de redressement financier soumis au ministère pour approbation. L'UQTR est toujours en attente, dit-il, d'une lettre attestant l'acceptation de ce plan par Québec.

«Pour Mme Giguère, ces deux dossiers majeurs étant réglés, nous en étions à faire le point sur sa carrière et elle souhaitait terminer son contrat et ne voulait pas de renouvellement», dit-il.

L'UQTR entend donc lui offrir d'autres tâches en attendant la fin de son contrat, d'ici 19 mois. «Il était très clair, dans mon esprit, que l'Université du Québec à Trois-Rivières était pour honorer le contrat signé avec Mme Giguère, mais qu'au terme de ce contrat-là, le lien d'emploi serait rompu», indique le recteur.

«On a des dossiers en lien avec le Tribunal administratif du travail qui sont en lien avec des contrats», rappelle M. McMahon en parlant des procès interminables de l'ancien vice-recteur Martin Gélinas et de l'ancien directeur des équipements, Alain Fournier. Il semble donc que la nouvelle administration ne souhaite répéter ce genre de situation.

Johanne Giguère, dont l'administration avait été pointée du doigt par le Vérificateur général du Québec dans une affaire de fractionnement illégal de contrats, dans le dossier du campus de Drummondville, occupera une fonction de cadre-conseil au rectorat jusqu'à la fin de son contrat, en 2018. «Elle va relever directement de moi et elle va travailler sur des projets précis, à ma demande, en lien avec l'équilibre financier et le développement de l'Université», indique le recteur.

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