18 millions $ pour améliorer l'école Marie-Leneuf

La directrice de l'école Marie-Leneuf, Micheline Hamel, débordait... (François Gervais)

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La directrice de l'école Marie-Leneuf, Micheline Hamel, débordait de joie en entendant le ministre Sébastien Proulx annoncer un investissement de 18 millions $ dans son établissement.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Je suis heureuse! C'est merveilleux», s'est exclamée avec émotion la directrice de l'école Marie-Leneuf, Micheline Hamel, après avoir entendu de vive voix le ministre Sébastien Proulx annoncer qu'une somme de 18,44 million $ sera confiée à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy pour améliorer et agrandir l'établissement spécialisé qui accueille 105 élèves ayant des besoins spéciaux.

Cet investissement provient d'un projet plus vaste d'investissements du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport de quelque 553 millions $ dans les écoles publiques du Québec en 2016-17.

Le montant permettra notamment la construction d'une aile supplémentaire à l'école Marie-Leneuf et le réaménagement de plusieurs de ses locaux.

«On va adapter nos salles spécialisées, on va recréer des salles spécialisées, agrandir nos classes, permettre à nos élèves handicapés physiques d'aller à l'extérieur, avoir un toit pour qu'ils passent de belles journées à l'extérieur, améliorer la qualité de vie et répondre au plus grand nombre d'élèves», explique Mme Hamel.

Depuis six ans, le nombre de jeunes de 4 à 21 ans qui fréquentent l'école Marie-Leneuf est passé de 70 à 105. Il s'agit d'élèves handicapés, en difficulté d'adaptation et en difficulté d'apprentissage.

La ministre Julie Boulet, qui participait à cette annonce avec ses collègues du gouvernement, vendredi, s'est avouée particulièrement touchée par cet investissement. Un de ses frères, Louis Boulet, est père d'un garçon autiste qui fréquente l'école Marie-Leneuf depuis 4 ou 5 ans.

«Les locaux ici sont très vieux et pas nécessairement adaptés à beaucoup de besoins», dit-il. «L'espace est très restreint et vous devez comprendre que beaucoup de ces enfants-là ont besoin de leur bulle. Il faut qu'ils aient un peu d'espace et ici, la clientèle augmente de plus en plus. En bout de ligne, il ne faut pas oublier les ressources humaines aussi», fait-il valoir, visiblement très heureux, lui aussi, de cet investissement qui devrait être réalisé d'ici environ deux ans.

Nancy Dupuis, qui est éducatrice spécialisée depuis 12 ans, rappelle que la plupart des élèves sont en fauteuil roulant et ont besoin de beaucoup d'espace. D'autres peuvent marcher, mais sont incapables de rester assis longtemps, sont grouillants ou parlent fort. Mais à cause du nombre croissant de ces élèves, il a «fallu couper des locaux en deux, faire un mur et rapetisser nos locaux. Mais là, on a vraiment besoin d'espace», plaide-t-elle.

«Présentement, moi, j'ai un petit local. Ça se compare à environ trois garde-robes», dit-elle. Elle y accueille deux élèves. «Je ne peux pas organiser un coin lecture ou un coin travail ou un coin collation», dit-elle. Il n'y a pas de place pour ranger les objets et les toilettes sont loin des locaux.

«Il y a des jeunes en fauteuil qui ne peuvent pas entrer dans certaines classes, les portes n'étant pas assez grandes», ajoute le député Jean-Denis Girard. «Donc, c'est important de faire les modifications», plaide-t-il. «Le milieu de vie va être amélioré. Ces jeunes vont pouvoir s'épanouir davantage», prévoit-il. «C'est une bonne nouvelle pour toute la région puisqu'on a ici des jeunes qui viennent de toute la région», rappelle M. Girard.

Marie-Leneuf demandait une solution à ces situations depuis quatre ans. Inutile de dire que l'esprit était à la joie, vendredi, face à l'annonce faite par le ministre Proulx.

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