Une école internationale de physique à Trois-Rivières

De gauche à droite: Johanne Thibeault, responsable du... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite: Johanne Thibeault, responsable du programme de mentorat MIROIR, Julien Vassallo, enseignant au département de physique du Cégep de Trois-Rivières et Simon Lévesque, coordonnateur régional du Perimeter Institute.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Enseignant en physique au Cégep de Trois-Rivières et professeur associé à l'UQTR, Simon Lévesque est en train de monter une école internationale estivale francophone de physique, à Trois-Rivières, liée au Perimeter Institute, le plus grand institut de physique théorique au monde.

M. Lévesque espère pouvoir convaincre le Cégep de Trois-Rivières d'accueillir cette école réservée aux enseignants de science, principalement de quatrième et cinquième secondaires.

Il a obtenu l'aval du Perimeter Institute en les convainquant que Trois-Rivières est la ville la mieux placée pour accueillir une telle école étant à moins de 230 kilomètres, à vol d'oiseau, des principales autres agglomérations du Québec.

«J'ai beaucoup travaillé à convaincre l'institut que la Mauricie est l'endroit idéal», dit-il.

Simon Lévesque a été engagé, à l'automne 2015, par le Perimeter Institute à titre de coordonnateur régional pour la Mauricie et le Centre-du-Québec pour un remplacement temporaire. Il en a profité pour convaincre l'institut de la pertinence de créer une école de physique francophone internationale.

En 2014, Simon Lévesque avait été accueilli par le Perimeter Institute, à Waterloo, en Ontario, où il a suivi une formation.

«L'objectif était de nous donner un peu plus d'outils et de matériel aussi et de nous donner des cours sur ce qui s'est fait en physique dans les dernières décennies», dit-il.

C'est que la physique continue d'évoluer, rappelle-t-il, notamment avec la découverte récente des ondes gravitationnelles, du boson de Higgs et des neutrinos, sans compter l'arrivée prochaine de l'informatique quantique et de la cryptographie quantique, signale-t-il.

Simon Lévesque est présentement à la recherche de partenaires pour développer son projet. Il estime que cette école francophone devrait être basée au Cégep, là où il travaille.

«Ça ne prend pas beaucoup de ressources. L'institut a déjà tout le matériel en français. Tout ce qui reste à faire, c'est louer des locaux et faire un peu d'administration», résume-t-il.

Simon Lévesque ne fera pas cette école tout seul. Il s'adjoint les services de Johanne Thibeault, coordonnatrice du programme de mentorat MIROIR du Cégep pour le développement du côté pédagogique.

«Le projet est écrit au complet, les budgets sont faits, l'institut a approuvé le projet. Reste à trouver des partenaires. La prochaine étape, c'est de savoir où l'on va tenir ça, car tout le reste en dépend, notamment les inscriptions», dit-il.

Dès la première année, l'école pourrait accueillir 30 à 35 personnes. C'est la demande nationale et internationale qui déterminera si et quand un deuxième groupe sera créé éventuellement.

Les retombées de cette école seraient économiques et touristiques, prévoit-il. «C'est bon pour la renommée, pour l'image de l'endroit qui va tenir ça», ajoute-t-il. «S'associer avec le plus grand institut de physique théorique au monde, c'est quand même intéressant», plaide-t-il.

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