La rentrée scolaire perturbée au Cégep de Trois-Rivières

Les cours ont été annulés lundi matin en... (François Gervais Le Nouvelliste)

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Les cours ont été annulés lundi matin en raison de la grève des professionnels du Cégep de Trois-Rivières.

François Gervais Le Nouvelliste

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C'était le calme plat lundi matin aux abords des pavillons des Humanités et des Sciences, à l'occasion de la rentrée scolaire.

Le retour en classe a été perturbé en raison de piquets de grève des quelque 30 professionnels du Cégep de Trois-Rivières, affiliés au Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), qui ont bloqué l'accès aux portes du collège durant tout l'avant-midi.

Au cours de ce débrayage, les employés ont dénoncé le traitement salarial inégal et l'absence de reconnaissance de la catégorie d'emploi professionnel comme faisant partie de l'enseignement supérieur dans les cégeps.

«Le gouvernement n'est pas de bonne foi envers nous depuis le printemps au point de vue des négociations et il fait la sourde oreille sur nos revendications. Ce qui nous dérange, c'est que les enseignants ont été reconnus à leur juste valeur et, de notre côté, on reste dans l'ombre malgré l'importance de notre travail», déplore Catherine Bouchard, conseillère en orientation au Cégep de Trois-Rivières et déléguée du SPGQ.

Les membres du SPGQ déplorent le fait que même si le traitement salarial et la reconnaissance envers leur travail n'augmentent pas, les conditions de travail sont de moins en moins bonnes. Ces derniers doivent, selon eux, composer avec des coupes dans le personnel et ont donc des tâches de plus en plus lourdes et complexes.

«Nous avons de la misère à recruter à cause de cet environnement de travail qui n'est pas du tout favorable. Depuis cinq ans, nous avons perdu 10 professionnels, car ils trouvent mieux ailleurs. Ce n'est pas normal», ajoute Mme Bouchard, qui assure du même coup que d'autres journées de grève seront à prévoir si la situation ne se règle pas prochainement.

Les grévistes ont pu compter sur l'appui de leurs confrères de travail alors que les professeurs, qui se sont retrouvés dans une situation semblable en 2015, n'ont pas donné de cours aux élèves durant l'avant-midi en guise de soutien. Les enseignants expriment d'ailleurs beaucoup de sensibilité envers cette situation qu'ils jugent eux aussi navrante.

«Ce sont des gens que nous côtoyons au quotidien et qui interviennent auprès de nos étudiants constamment. Ils sont là en support à nos enseignements et tout comme nous, ils mettent des projets de l'avant pour les élèves. C'était important pour nous de leur montrer que nous étions derrière eux», soutient Jean Fournier, président du Syndicat des professeurs et professeures du Cégep de Trois-Rivières.

500 jours sans convention collective

Un triste plateau a été atteint lundi, alors que les 700 professionnels des 16 collèges du SPGQ se retrouvaient sans convention collective depuis 500 jours.

«Bien que ce cap démontre toute la lenteur des négociations, nos membres des collèges demeurent déterminés et ne capituleront pas devant une offre à rabais», indique Richard Perron, président provincial du SPGQ

Devant le traitement accordé aux professionnels des cégeps, le SPGQ avait demandé en mai 2016 à la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David, d'intervenir dans le cadre de la négociation en cours en vue d'un renouvellement de la convention collective. 

De plus, le SPGQ avait interpellé le gouvernement afin que sa structure de rémunération soit cohérente et équitable.

Ces demandes n'ont eu aucun écho à la table de négociation, déplore le syndicat. Selon M. Perron, plusieurs de ces raisons expliquent, entre autres, pourquoi les pourparlers avec l'employeur sont suspendus depuis mai 2016.

Pour ce qui est de la demi-journée de grève, elle s'est terminée aux alentours de 11 h 30, à la suite de quoi les professionnels ont réintégré leurs bureaux pour reprendre le travail. Les étudiants ont quant à eux pu assister à leurs cours durant l'après-midi. 

Du côté du Collège Laflèche et du Collège Shawinigan, le retour des classes s'est effectué en bonne et due forme, eux qui ne sont pas associés avec les mêmes instances syndicales.

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