Des Pokémon dans les écoles?

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Le nouveau phénomène Pokémon Go est si populaire que les commissions scolaires doivent s'y pencher rapidement.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le phénomène du jeu Pokémon Go a pris le monde d'assaut, depuis le mois de juillet, et la région n'y échappe pas.

À l'approche de la rentrée, les commissions scolaires de la région avouent qu'elles devront avoir des discussions avec les directions d'école et le personnel pour en comprendre les tenants et les aboutissants.

Déjà, le service informatique de la Commission scolaire La Riveraine a bloqué l'application pour les appareils qui utilisent son réseau wi-fi.

«Cependant, les élèves peuvent quand même y accéder via le 3G de leur cellulaire, s'ils en ont un», précise Pascal Blondin, secrétaire général et directeur du service du transport.

À la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, alors que le personnel revient peu à peu des vacances d'été, on ne s'est pas vraiment encore attardé à cette question, indique la responsable des communications, Anne-Marie Bellerose.

Avec la rentrée, «on va bientôt savoir si on en a dans nos écoles. Quand les jeunes vont arriver, c'est sûr qu'ils vont peut être vouloir regarder s'il y en a un dans l'école, mais ils doivent avoir le 3G pour ça. Ce ne sont pas tous les jeunes qui ont du 3G sur leur appareil cellulaire», fait-elle valoir.

Si les écoles contiennent des Pokémon, les «dresseurs» qui n'ont pas affaires dans le bâtiment n'y auront pas accès. «Les écoles ne sont pas des lieux publics», précise Mme Bellerose. «Les portes sont barrées», dit-elle.

Les personnes n'ayant pas affaire dans une école ne peuvent donc y entrer pour aller chasser un Pokémon, dit-elle. «Le public ne peut pas entrer dans nos bâtisses», fait-elle valoir.

Quant aux cours de récréation, les directions d'écoles devront y voir clair pour prévenir les intrusions.

Le phénomène est si nouveau qu'à la Commission scolaire de l'Énergie, le dossier sera mis sur la table dès la première réunion du comité de gestion qui regroupera tout le personnel d'encadrement. «Il s'agit d'un phénomène particulier et nous souhaitons consulter tout le monde avant de se positionner sur le dossier», indique la porte-parole de la commission scolaire, Renée Jobin.

Le monde des Pokémon est en effet bien étrange pour les non-joueurs.

Si vous ne faites pas partie des initiés, il vous faut savoir que le jeu de réalité augmentée Pokémon Go (le Go étant un langage de programmation de Google) est une nouvelle application mobile pour les téléphones intelligents lancée le 6 juillet 2016 et qui a fait le tour du monde en quelques semaines.

Les Pokémon sont les petits personnages d'une série télévisée de dessins animés lancée dans les années 1990. Grâce une l'application développée pour les téléphones intelligents, ces petits monstres virtuels apparaissent dans des environnements bien réels où ils ont été placés par leur créateur, Niantic inc.

On sait qu'il y en a, à titre d'exemple, au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Les personnages peuvent être visibles à partir du téléphone intelligent qui vibre en leur présence. Un accessoire à placer au poignet permet aussi de continuer à jouer sans son téléphone.

On trouve des Pokémon dans des endroits publics, près de monuments historiques et même près de plans d'eau où les joueurs peuvent collectionner des Pokémon rares.

Le joueur contrôle une arène, peut attraper des Pokémon, trouver des «oeufs» de Pokémon, ou des Pokéball, augmenter son niveau de jeu et former des équipes rivales.

Selon un sondage commandé par Manuvie, le jeu en question aurait des effets bénéfiques.

Le sondage indique que 60 % des répondants qui jouent à Pokémon Go disent en effet avoir augmenté leur niveau d'activité physique puisqu'il faut se déplacer pour aller chercher les personnages dans des Pokéstops.

Le sondage indique que 53 % des répondants ont un moniteur d'activité ou un podomètre qui leur indique la distance parcourue en marchant. Selon Manuvie: «Pokémon Go montre que les récompenses et les prix incitent les jeunes à bouger».

À peine sorti sur le marché, le jeu essuie aussi des critiques sévères. Le Holocaust Museum, à Washington, a demandé aux gens de cesser de jouer à Pokémon Go à cet endroit pour des questions de respect envers les victimes. Les Pokémon ont été placés, par ses créateurs, à plusieurs endroits dans le monde, où ce jeu n'a vraiment pas sa place.

Rappelons que le CIUSSS-MCQ a récemment interdit la chasse aux Pokémon dans l'ensemble de ses bâtiments.

Une poursuite a été intentée, rappelons-le, par une résidente de l'Alberta contre le créateur de Pokémon Go, Niantic, parce que la compagnie a placé des Pokégym sur sa propriété privée et que les joueurs y viennent en grand nombre sans permission en franchissant ses clôtures et violant son intimité.

Notons qu'avec la popularité des textos, de Facebook et autres activités numériques du genre, les appareils électroniques sont interdits dans les salles de classes, sauf pour des raisons pédagogiques. Il y a donc peu de chances que des jeunes partent à la chasse au Pokémon durant leurs cours.

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