Saint-Boniface célèbre l'agrandissement de l'école

La municipalité de Saint-Boniface fêtait mardi soir l'agrandissement... (Olivier Croteau)

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La municipalité de Saint-Boniface fêtait mardi soir l'agrandissement de l'école Sainte-Marie, après plusieurs mois de mobilisation soutenue.

Olivier Croteau

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) Mardi soir, les résidents de Saint-Boniface étaient rassemblés au terrain de baseball de la municipalité pour célébrer l'agrandissement de l'école Sainte-Marie.

À l'occasion de ce rassemblement, le comité organisateur a mis en place une foule d'activités pour les enfants. Les tout-petits avaient en effet accès à des jeux gonflables, du bubble foot (bubble soccer) et du kickball. Il y avait également des clowns sur place pour réaliser des maquillages et des sculptures de ballons. De plus, les organisateurs avaient engagé un DJ pour s'occuper de l'ambiance et des prix de présence étaient distribués parmi les participants.

Un temps incertain en fin d'après-midi a suscité des doutes chez les organisateurs, mais les nuages se sont finalement dissipés, laissant la place aux divertissements prévus. «On s'est battu pour avoir l'agrandissement, et j'ai eu peur quand j'ai vu les nuages tout à l'heure, car nous méritions de célébrer notre victoire», déclare Annie Richard, membre du comité organisateur.

Si l'événement avait le caractère d'une fête pour enfants, les parents, eux, avaient d'autres motifs pour célébrer. La fête de mardi était l'occasion de souligner la victoire d'un projet pour lequel ils se battaient depuis des mois. Rappelons qu'un comité de mobilisation avait été mis en place par certains parents d'élèves pour convaincre le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur d'agrandir l'école plutôt que de transférer une partie des élèves dans une autre école, à Shawinigan-Sud. Le ministre Sébastien Proulx a finalement accepté leur demande le 20 juin dernier.

Quand on voit la marmaille de Saint-Boniface courir à travers les structures gonflables, on comprend pourquoi la mobilisation était importante pour les parents de ces jeunes. La communauté de

Saint-Boniface est visiblement solidaire, et la famille est une valeur importante pour ses habitants. Aussi, le comité de mobilisation, initiateur du mouvement des chandails verts, a fait plus que d'obtenir du gouvernement l'agrandissement de l'école: il a sensibilisé l'ensemble de la population de Saint-Boniface au problème d'espace de l'école.

Marie-Ève Landry, porte-parole du comité de mobilisation, témoigne de ce phénomène de sympathie. «Les mardis, journées où ceux qui nous appuyaient portaient les chandails verts, les gens qui se croisaient dans la rue et qui portaient le chandail se saluaient, même s'ils ne se connaissaient pas, comme le font les camionneurs ou les gens de moto», affirme-t-elle.

En définitive, Mme Landry croit que le comité a développé un réel sentiment d'appartenance dans la communauté de Saint-Boniface. À ce titre, elle précise que les chandails verts n'étaient pas seulement portés par les parents ou les enfants qui allaient à l'école, ou seulement par les membres du comité de mobilisation, mais par l'ensemble de la population locale, et même par des gens de localités différentes.

Au départ, jamais la porte-parole n'aurait pensé que le mouvement prendrait une telle envergure. La séquence des événements démontre bien à quel point tous ont voulu aider les enfants qui fréquentaient l'école. «Au début, la rumeur envoyait la maternelle à Shawinigan-Sud. Nous avons commencé braqués sur la défensive, mais la commission scolaire a affirmé qu'elle était de notre côté. Les responsables ont dit qu'ils allaient tout faire pour garder les enfants à Saint-Boniface. La municipalité a aussi voulu nous aider en prêtant des locaux», raconte Mme Landry.

Par chance, le comité disposait de bien des ressources. Les actions de mobilisation, dont les chandails verts, ont été tenues grâce à la contribution des parents. Pour ce qui est de la célébration de mardi, le principe est le même: les parents ont mis leurs ressources et leurs contacts en commun pour marquer comme il se doit la fin heureuse d'un combat mené avec acharnement. En conclusion de l'histoire, Mme Landry semble avoir les mots justes pour clore l'aventure. «Avec tous les morceaux du casse-tête, on construit l'école», dit-elle tout simplement.

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