Les apprenties sages-femmes auront leur maison

Les étudiantes au baccalauréat en pratique sage-femme de... (François Gervais)

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Les étudiantes au baccalauréat en pratique sage-femme de l'UQTR prendront possession d'une propriété de la rue Papineau le 1er septembre.

François Gervais

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ça faisait déjà un moment que les étudiantes du baccalauréat en pratique sage-femme de l'UQTR cherchaient une réponse à leur problème de logement. À cet égard, le projet d'acheter une maison que le programme pourrait gérer avait vu lu jour. Après plusieurs mois passés à convaincre différentes instances, les responsables du projet verront finalement leurs efforts se concrétiser: les sages-femmes prendront possession d'une propriété de la rue Papineau le 1er septembre.

La réalité des étudiantes en pratique sage-femme les oblige à être très mobiles. Contrairement à d'autres programmes offerts à l'université, la formation de sage-femme ne nécessite pas que les étudiantes restent sur le campus tout au long de leur formation. En fait, le baccalauréat, d'une durée de quatre ans, comprend six stages à l'extérieur de l'université, dont un l'été. Cette formule pédagogique fait en sorte que parfois, les étudiantes ne passent pas plus de deux ou trois jours par semaine en classe. Il arrive aussi que les étudiantes ne soient en classe que le temps d'une semaine intensive au cours de la session. Or, Trois-Rivières étant la seule ville au Québec où l'on dispense la formation, beaucoup d'étudiantes proviennent d'autres régions. Ainsi, il est difficile pour les aspirantes sages-femmes de se loger, puisqu'il apparaît peu avantageux pour elles de signer un bail pour la période de temps passée à l'UQTR.

Afin de pallier à cette situation défavorable, un comité, issu de l'Association des étudiantes en pratique sage-femme du Québec, a proposé de mettre sur pied une auberge autogérée. C'est grâce aux membres de ce comité que l'établissement ouvrira ses portes cet automne. Évidemment, la mise en place du projet n'a pas été simple.

Le projet Auberge autogérée des étudiantes sages-femmes québécoises (AASFQ) avait besoin de partenaires.

À ce chapitre, l'organisme à but non lucratif a présenté un plan d'affaires à Innovation et développement économique Trois-Rivières. L'Association générale des étudiant(e)s de l'UQTR et le baccalauréat en pratique sage-femme se sont aussi avérés de précieux collaborateurs, de même que la communauté des sages-femmes et les familles des étudiantes.

Le projet initial comprenait l'achat d'une maison. En cours de route cependant, il a fallu adapter l'objet de l'investissement aux exigences de la Ville.

«Nous pensions que nous pouvions établir l'auberge n'importe où. En fait, le règlement municipal encadre les dispositions que peuvent prendre les bâtiments. Une façon de contourner le problème était d'acheter un duplex», explique Sandra Choquet, présidente du projet AASFQ.

Outre ce changement, le projet a rencontré les objectifs que le comité s'était préalablement fixé. Les responsables du projet AASFQ ont déboursé 161 000 dollars pour la propriété, et ont amassé une mise de fonds de 40 000 dollars. De plus, le duplex est située à environ 15 minutes de l'Université, un net avantage pour les étudiantes. Il est à noter que l'hypothèque sera autofinancée par le montant des loyers.

La mise en place de l'Auberge autogérée des étudiantes sages-femmes québécoises tombe à point. En plus d'un horaire d'étude inhabituel, les étudiantes sages-femmes doivent souvent composer avec des conditions de vie compliquées.

«Ce sont souvent des femmes qui font un retour aux études après avoir fondé une famille. Elles doivent souvent payer deux ou trois loyers [résidence principale, universitaire et près du lieu de travail], puisque les sages-femmes sont obligées d'habiter dans un rayon de 30 minutes de leur maison de naissance. Nous sommes heureuses de pouvoir alléger leur fardeau en leur permettant de payer au jour, à la semaine ou à la session», précise Mme Choquet.

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