L'agrandissement de l'école Sainte-Marie de Saint-Boniface confirmé

Les ministres Julie Boulet et  Sébastien Proulx, en... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Les ministres Julie Boulet et  Sébastien Proulx, en compagnie de Marie-Soleil Desaulniers et son fils Jérôme Trahan, à l'école Sainte-Marie, à Saint-Boniface.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) Le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, n'a finalement pas fait languir trop longtemps la communauté de Saint-Boniface au sujet de l'avenir de l'école du village.

Lundi matin, il s'est présenté sur place pour confirmer que le projet d'agrandissement irait de l'avant, devant une dizaine de parents aussi émus que soulagés.

Le ministre était accompagné de sa collègue responsable de la Mauricie, Julie Boulet, ainsi que du député de Saint-Maurice, Pierre Giguère. 

Après une visite d'une quarantaine de minutes à l'intérieur de l'école avec quelques parents et intervenants des milieux scolaire et municipal, M. Proulx est sorti à l'extérieur où il a finalement confirmé l'annonce tant attendue.

«J'ai proposé aux élèves de prolonger l'année scolaire de deux semaines et je n'ai pas eu une excellente réponse», badine le ministre. «Alors je leur ai dit: pourquoi on n'agrandirait pas l'école? Et là, j'ai eu une excellente réponse!»

Autant dans son point de presse que dans son communiqué officiel, M. Proulx ne fait jamais allusion à la somme précise accordée dans le cadre de cet investissement. 

Mais le président de la Commission scolaire de l'Énergie, Jean-Yves Laforest, assure que l'annonce couvre entièrement le projet déposé, à savoir l'ajout de six classes et la modernisation du gymnase, pour un montant total de 2,8 millions $.

Difficile de savoir précisément quand les travaux pourront s'amorcer, mais M. Laforest souhaite que l'école Sainte-Marie bonifiée soit prête pour la rentrée 2017-2018.

La règle de la présence de locaux dans des écoles d'une même commission scolaire dans un rayon de 20 kilomètres, considérée comme le point faible de ce dossier, a finalement pu être outrepassée. M. Proulx y a clairement laissé sa signature, en glissant que le ministère devait faire preuve de plus de flexibilité dans certains cas particuliers, comme celui de Saint-Boniface où la population ne cesse de croître.

«Quand un projet comme celui-là est bon, ce n'est pas une règle de kilomètres qui va nous empêcher de faire ce qu'on veut faire, c'est à dire agrandir l'école Sainte-Marie», tranche-t-il. 

Normalement, en 2015-2016, les jeunes de sixième année auraient dû prendre la direction de Shawinigan, faute de place. Le conseil municipal a toutefois trouvé des locaux pour accommoder l'école.

En 2016-2017, les élèves de cinquième et sixième année poursuivront leur parcours scolaire dans l'édifice municipal. Il devrait s'agir de la dernière année complète avant que tous les jeunes du primaire à Saint-Boniface soient à nouveau réunis à l'école Sainte-Marie.

Revirement

L'an dernier, ce dossier était plutôt mal parti alors que M. Laforest dénonçait le fait que le député de Saint-Maurice se cantonnait dans des règles administratives plutôt que d'écouter son milieu. Lundi matin, Pierre Giguère affichait la mine d'un homme heureux du dénouement de ce marathon.

«Un autre dossier clos!», sourit-il. «Ça fait deux ans que je suis député et il y avait de grands défis dans le comté de Saint-Maurice. J'avais celui-là et je dois vous dire que nous avons mis les enfants en avant. Je suis impliqué en politique pour garder nos enfants en région. Ça commence par l'éducation.»

Julie Boulet, ministre responsable de la Mauricie, se réjouit du message qu'envoie l'agrandissement d'une école. «C'est le coeur et l'âme d'une communauté», résume-t-elle.

«Si on veut que les familles viennent s'installer, ça prend un bon système de santé et une école qui répond adéquatement aux besoins. Le ministre s'est ajusté à la réalité que vit Saint-Boniface et j'en suis très heureuse.»

Et maintenant, à quand une annonce pour l'école Notre-Dame, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel? «Il y en a partout, des dossiers comme celui-là», convient M. Proulx. «On les traite un par un.»

«J'aime croire que nous avons fait la différence»

Comment les élèves de Saint-Boniface auraient pu envisager la fin de leur primaire sans la mobilisation des parents amorcée l'an dernier? Sans doute dans un autobus jaune en direction d'une autre école de la Commission scolaire de l'Énergie, à Shawinigan ou Shawinigan-Sud.

Le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, convient que les actions posées par les parents ont fait une différence dans ce dossier.

Pétition, port de chandails, activités de mobilisation: depuis le début de l'année, il ne se passait pas un mois sans que le comité mette de l'avant une initiative pour garder l'avenir de l'école dans l'agenda des décideurs.

«Les gens ont été extrêmement bien mobilisés», constate le ministre. «Il faut que ça joue, ces choses-là.»

Autant les députés que le président de la commission scolaire ont souligné la qualité de l'organisation des parents. Marie-Ève Landry, responsable du comité, a donné un aperçu des immenses espoirs placés dans cette mobilisation en fondant en larmes dans les bras du ministre quelques minutes après l'annonce.

«Beaucoup d'émotions!», sourit la maman. «Toute la demande a été acceptée. C'est une belle journée, ça finit bien l'année scolaire!»

«J'ai surtout appris que lorsqu'on veut quelque chose, qu'on persévère et qu'on est positif, on peut l'obtenir. Je trouve que c'est vraiment une belle leçon.»

Il s'agit de tout un revirement en six mois. Au début de l'année, Mme Landry se questionnait publiquement sur l'utilité de reprendre cette bataille, après avoir essuyé un premier refus. Or, la persévérance des parents animait toutes les lèvres, lundi matin.

«J'aime croire que nous avons fait la différence dans la balance», émet la porte-parole. «Nous avons aussi préparé une argumentation, par exemple ce qui pouvait se passer sur le plan psychologique chez un enfant qui était déplacé. Je suis certaine que ça a aidé.»

Pour le maire, Claude Caron, cette heureuse nouvelle consolide l'attrait des développements domiciliaires en cours. Il n'a pas craint que la débrouillardise de la Municipalité joue contre elle dans ce dossier et fasse en sorte que le ministère s'en lave les mains.

«Ça ne pouvait pas nous nuire. Nous avions la population derrière nous. Les grands-parents, les parents nous disaient de continuer.»

Partager

À lire aussi

  • <em>Une victoire qui doit faire réfléchir</em>

    Opinions

    Une victoire qui doit faire réfléchir

    Enfin! Les parents de Saint-Boniface peuvent pousser un soupir de soulagement. Ils peuvent surtout crier victoire dans le dossier de l'agrandissement... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer