Maternelle 4 ans: quatre ajouts en Mauricie

Le ministre Sébastien Proulx a fait son annonce... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le ministre Sébastien Proulx a fait son annonce nationale à l'école primaire de Louiseville, qui compte l'une des premières classes de maternelle 4 ans.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Louiseville) De passage à l'école primaire de Louiseville, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, a annoncé lundi l'ajout de 100 classes de maternelle 4 ans à temps plein en milieux défavorisés dès l'année scolaire 2016-2017, et ce, dans toutes les régions du Québec.

Implantées avec la collaboration des commissions scolaires, on en retrouvera quatre nouvelles en Mauricie et cinq de plus au Centre-du-Québec. Les emplacements précis sont à venir.

«Dès la prochaine rentrée scolaire, cela permettra d'initier de nombreux enfants à l'école, en plus de leur offrir un encadrement pédagogique dès leur jeune âge», a expliqué cet ancien député de Trois-Rivières.

Avec une moyenne de 15 élèves par groupe, l'implantation de ces 100 nouvelles classes représente un investissement gouvernemental de 10,5 millions de dollars. C'est également 30 classes et trois millions de dollars de plus que ce qui était initialement prévu dans le Plan pour la réussite en éducation et en enseignement supérieur, rendu public dans le cadre du discours sur le budget 2016-2017.

À ce jour, on compte au Québec 86 classes de maternelle 4 ans en milieux défavorisés, réparties dans 68 commissions scolaires, et l'école primaire de Louiseville fait figure de pionnière. Selon le ministre Proulx, l'implantation de 100 nouvelles classes permettra de consolider l'expertise des commissions scolaires du Québec au regard des enfants visés.

Il a d'ailleurs tenu à rappeler que les maternelles 4 ans à temps plein s'ajoutent aux services éducatifs de l'éducation préscolaire et aux services à l'enfance existants, et ce, dans une perspective de complémentarité et de continuité.

«Cette annonce est une preuve de plus que le gouvernement continue de faire de l'éducation sa priorité. C'est la raison pour laquelle nous déployons encore plus de ressources et d'efforts en ce sens», a ajouté le ministre de la Famille. 

Celui-ci s'est plu à souligner, entre autres, les 1,2 milliard de dollars qui seront réinjectés sur trois ans, le réinvestissement dans les infrastructures scolaires et la future politique sur la réussite scolaire.

«Nous croyons qu'agir tôt permet aux enfants de se développer à tous les points de vue, faisant en sorte qu'ils croient en leurs capacités dès le début de leur cheminement scolaire, ce qui les aide à conserver le goût d'apprendre tout au long de leur parcours», a-t-il renchéri.

Saluant au passage les bons coups du pavillon Jean XXIII, à Louiseville, le président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Claude Lessard, a tenu à affirmer que le ministère de l'Éducation était «le plus important pour le devenir du Québec».

Réactions mitigées

Le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE) est convaincu que les enfants de 4 ans doivent continuer de fréquenter les services de garde subventionnés offerts par les CPE et les services de garde en milieu familial régis.

«Notre réseau constitue un environnement éducatif qui propose un programme d'actions socioéducatives structurantes se situant en ligne droite avec les principes de base à une pratique efficace de l'intervention précoce à la petite enfance», a fait valoir la directrice générale, Francine Lessard.

En ce sens, le CQSGEE demande à Sébastien Proulx de revenir sur sa décision et de reconnaître l'expertise développée par ce réseau. «Il est vrai qu'actuellement la fréquentation des enfants de 4 ans provenant de milieux défavorisés n'est pas optimale. Mais nous savons que ce problème est directement lié au transport des enfants vers les services de garde. Le ministre Proulx doit explorer cette avenue qui permettrait à ces enfants d'avoir accès à l'encadrement et au dépistage proposés par les CPE et les services de garde en milieu familial reconnus par un bureau coordonnateur», réclame-t-elle.

Par contre, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) accueille positivement cette annonce, jugeant importante cette initiative dans certains milieux socio-économiquement faibles.

«Les maternelles 4 ans implantées en milieu défavorisé permettent d'intervenir en amont auprès des élèves qui ne fréquentent pas de services éducatifs ou qui pourraient être à risque d'éprouver des difficultés dans le futur. Notre priorité, c'est que tous les enfants du Québec aient une chance égale de réussir. L'annonce de ces nouvelles classes est un pas dans la bonne direction pour y arriver», soutient la présidente Louise Chabot.

Finalement, le porte-parole caquiste en matière d'éducation, Jean-François Roberge, reproche au gouvernement de non seulement faire de l'improvisation en éducation depuis maintenant deux ans, mais d'avancer à pas de tortue. «On parle seulement d'un ajout de 30 classes sur les 70 déjà annoncées. Ce n'est vraiment pas assez ambitieux pour penser offrir la pré-maternelle 4 ans à tous les enfants du Québec dans les prochaines années, comme la CAQ le propose. À ce rythme-là, on ne pourra avoir des classes de pré-maternelles pour tous les enfants de quatre ans avant près de 60 ans», a-t-il conclu.

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