Sursis pour les étudiantes de La Tuque

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Audrey Trottier a exprimé aux commissaires les inquiétudes des étudiantes du DEP.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) La quinzaine d'étudiantes du DEP en secrétariat et comptabilité de La Tuque devraient pouvoir terminer leur formation dans leur ville. La Commission scolaire (CS) de l'Énergie souhaite permettre à ces étudiantes d'obtenir leur diplôme.

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Le président et le directeur général de la CS de l'Énergie, Jean-Yves Laforest et Denis Lemaire.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Plusieurs étudiantes se sont rendues mardi soir à l'assemblée du conseil des commissaires de la CS de l'Énergie afin de manifester leur désaccord quant à la décision de fermer ce programme de formation.

Ces femmes voulaient sensibiliser les commissaires sur l'importance de ce programme sur leur vie professionnelle - pour plusieurs étudiantes, il s'agit d'un retour aux études afin d'améliorer leur situation économique - ainsi que pour une communauté éloignée comme La Tuque.

Lorsque ces étudiantes ont terminé d'exprimer leurs inquiétudes, la direction de la CS de l'Énergie a annoncé qu'elle acceptait de surseoir à sa décision pour permettre aux étudiantes de terminer leur formation.

«On va faire le montage d'un plan dans les prochaines semaines pour que les étudiantes terminent leur formation à La Tuque», a déclaré le directeur général de la CS de l'Énergie, Denis Lemaire. «Nous allons vous proposer les scénarios avant le mois de juillet, lorsque vous allez partir pour les vacances d'été.»

Avec le souci d'économiser des fonds, les étudiantes ont proposé que les cours se donnent du lundi au jeudi, plutôt que cinq jours par semaine. La direction a accepté d'étudier cette possibilité qui permettrait de prolonger le programme.

Denis Lemaire affirmait que cette prolongation du programme, qui n'accepterait plus aucune nouvelle candidate, pourrait être d'environ six mois.

«S'il reste trois étudiantes après cette période, nous allons trouver des solutions pour corriger cette situation», a noté Denis Lemaire.

Le président de la CS de l'Énergie, Jean-Yves Laforest, a invité les étudiantes à être assidues dans leurs travaux afin qu'elles terminent avant la fin de la période du sursis.

La décision de la CS d'arrêter le programme du DEP n'a pas été bien accueillie par le maire de La Tuque, Normand Beaudoin. Ses représentations auprès de la CS ont pesé fort dans la balance.

Le maire a de plus affirmé qu'il était prêt à aider, notamment en offrant des services ou infrastructures, pour que les étudiantes puissent terminer leur formation à La Tuque.

«C'est une formation importante pour La Tuque. 90 % des diplômées sont embauchées lorsqu'elles terminent ce cours», a précisé le maire mardi soir.

À la sortie de l'assemblée des commissaires, les étudiantes ont malgré tout manifesté certaines inquiétudes à l'égard des engagements de la CS de l'Énergie.

«Nous allons le savoir plus tard si nous sommes satisfaites. Ils nous ont rien promis», a souligné Audrey Trottier, l'une des étudiantes du groupe.

«On ne sait pas encore ce qu'ils vont nous proposer.»

Chose certaine, les déficits engendrés par la formation du DEP en secrétariat et comptabilité de La Tuque ne permettront pas de conserver ce programme ouvert en continu. La direction de la CS a indiqué que le taux d'abandon est d'environ de 45 %. Et tant le président que le directeur général ont rappelé que le financement est en fonction de la diplomation.

«Nous ne sommes pas fermé à l'idée de retourner à La Tuque, mais ça sera pour des cohortes fixes qui seront ouvertes lorsque nous aurons suffisamment d'inscriptions», a précisé Denis Lemaire.

Pétition pour l'école de Parent

Une centaine de citoyens de Parent en Haute-Mauricie ont signé une pétition déposée mardi soir à l'assemblée du conseil des commissaires pour demander d'offrir la formation «virtuelle» aux élèves de 4e et de 5e secondaire de l'école Notre-Dame-de-l'Assomption.

Actuellement, ces élèves doivent quitter Parent pour poursuivre leur niveau secondaire ailleurs, car les classes se terminent en 3e secondaire.

Les parents estiment que l'enseignement à distance avec des outils technologiques permettraient de garder les adolescents de 15 et 16 ans à Parent, diminuerait le décrochage scolaire et favoriserait l'arrivée de nouveaux travailleurs dans ce village forestier. 

La direction de la CS indique toutefois que la spécialisation des études en 4e et 5e secondaire rend impossible cette voie. Denis Lemaire précise toutefois que des mesures pourraient être mises en place pour aider les parents qui doivent envoyer leurs enfants terminer leur secondaire à l'extérieur.

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