École à Parent: des travaux, mais pas de 4e ou 5e secondaire

Le directeur général de la Commission scolaire de... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie, Denis Lemaire, a été longuement questionné par les citoyens de Parent.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) Le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie, Denis Lemaire, a profité de son passage à Parent pour parler d'un projet d'investissement majeur et pressant à l'école Notre-Dame-de-l'Assomption. De plus, il a dû répondre aux citoyens qui réclament des classes de 4e ou 5e secondaire à Parent.

«On n'aura pas le choix de faire des rénovations majeures au niveau du sous-sol de l'école pour rehausser toutes les assises de 2,5 pieds pour faire en sorte qu'on puisse être au-dessus de la nappe phréatique. Parce qu'à long terme, il pourrait y avoir une problématique de qualité de l'air», a expliqué M. Lemaire.

La Commission scolaire évalue aussi la possibilité de faire des logements pour les membres du personnel à l'intérieur l'école. Des investissements qui pourraient aller jusqu'à 360 000 $.

«Ce sont les chiffres que nous sommes en train d'évaluer. C'est certain qu'on est à l'étape où on se demande si on embarque là-dedans. [...] Le projet va être soumis au ministère de façon urgente», a-t-il mentionné.

Les citoyens de Parent ont également profité du passage du directeur général de la Commission scolaire pour tenter de le convaincre de l'importance de donner des cours de 4e et de 5e secondaire à l'école Notre-Dame-de-l'Assomption. Ils ont même remis plus de 160 signatures pour demander l'appui de la Commission scolaire.

«J'ai été la première à signer le document. Ça se fait dans d'autres écoles, alors pourquoi pas à Parent. [...] La demande est légitime. C'est pour peu d'élèves, mais ça pourrait garder les gens à Parent et en amener d'autres à s'y installer. Je les appuie à 100 % dans leurs démarches», a souligné la conseillère municipale du secteur Parent, Sylvie Lachapelle.

«C'est un incitatif. L'usine a besoin de travailleurs. C'est difficile d'attirer une famille à s'établir quand ils savent qu'ils doivent déménager après le troisième secondaire, ce n'est pas intéressant pour eux», a-t-elle ajouté.

Les citoyens ont d'ailleurs vivement dénoncé le fait que les élèves devaient «se déraciner» à 15 ans pour conclure leurs études. Les citoyens devront toutefois prendre leur mal en patience. Ils ont même été invités à apprécier davantage les services auxquels ils ont droit.

«On va regarder différentes alternatives, mais ce qu'il faut comprendre, c'est que présentement, on a cinq élèves de secondaire 1 à 3. C'est certain que le bassin n'est pas là pour faire les secondaires 4 et 5, mais en plus, c'est qu'on ne serait pas en mesure de garantir la qualité de l'enseignement», a expliqué Denis Lemaire.

«Imaginez-vous, souvent de maternelle à secondaire 5, on va peut-être avoir besoin de 15 à 20 enseignants, là à 4 enseignants on demande de couvrir le même parcours en terme de matières», a-t-il ajouté.

Le directeur général n'a pas manqué l'occasion de rappeler la chance que cette école soit ouverte. Un établissement qui coûte aux alentours de 150 000 $ annuellement à la Commission scolaire pour 19 élèves.

La Commission scolaire a également souligné que les élèves de Marie-Ève Paillé et de Karl Normandin de l'école Notre-Dame-de-l'Assomption ont remporté le concours Francoportraits, une célébration s'inscrivant dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie.

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