Le CMI modifie sa stratégie d'enseignement

À l'avant, de gauche à droite: Pierre Michaud,... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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À l'avant, de gauche à droite: Pierre Michaud, vice-président du conseil d'administration, Victor-Xavier Laliberté, élève de 4e secondaire et Jade Ségalla, 3e année. À l'arrière, Mylène Poudrier, responsable de l'implantation de la différenciation, Réjean Lemay, directeur général et Éric Laroche, coordonnateur du Réseau des écoles UNESCO du Québec.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il fut un temps très ancien où les «maîtresses d'écoles» enseignaient dans une même classe à des élèves de niveaux différents.

En 2016, une des écoles les plus anciennes du Canada, le Collège Marie-de-l'Incarnation, mettra un pied dans le futur en offrant à ses élèves une méthode d'enseignement appelée «différenciation pédagogique».

«On est en train de constater que les stratégies pédagogiques traditionnelles ne donnent plus les résultats escomptés», indique le directeur général, Réjean Lemay. Les élèves n'apprennent pas tous de la même façon, explique-t-il. C'est pourquoi les enseignants du CMI adapteront, dès septembre, leurs stratégies pédagogiques en fonction de chaque enfant.

«On se centre sur l'élève et non plus sur la matière», résume M. Lemay. «Ça permet aux profs d'y aller avec les capacités d'apprentissage et les styles d'apprentissage» qui diffèrent d'un enfant à l'autre, explique-t-il.

Le taux de réussite des élèves du CMI aux examens uniformes du ministère de l'Éducation varie pourtant entre 92 % et 97 % d'une année à l'autre. «Ce taux n'indique toutefois pas si l'élève est poussé à son plein potentiel», plaide le directeur. «On veut pousser le potentiel au maximum», dit-il.

«Le véritable enjeu de l'éducation, actuellement, ce n'est pas la gouvernance, ce ne sont pas les équipes sportives, ce ne sont pas les activités parascolaires, c'est la réussite des élèves», plaide-t-il.

Dès cet automne, cette stratégie pédagogique dite de différenciation sera donc appliquée par les enseignants du CMI.

Pour y parvenir, «ça prend de la formation continue. Ça prend des spécialistes qui vont venir supporter l'implantation de la différenciation pédagogique», explique le directeur.

Le CMI a donc travaillé, à cette fin, avec Thierry Karsenti de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies en éducation à l'Université de Montréal et Mylène Leroux de l'Université du Québec en Outaouais, une des spécialistes les plus en vue au Québec au niveau de la différenciation pédagogique.

Le CMI croit qu'en employant cette approche, il va poursuivre l'amélioration des taux de réussite de ses élèves.

La différenciation pédagogique respectera évidemment les exigences du Programme de formation de l'école québécoise, mais elle proposera du matériel didactique différent.

L'environnement d'apprentissage et l'organisation de la tâche seront eux aussi différents. Alors que certains élèves se verront offrir un programme magistral, d'autres apprendront mieux en travaillant plutôt en ateliers, par exemple.

Finalement, pour démontrer qu'ils ont bel et bien appris la matière, les élèves seront invités à utiliser diverses stratégies comme la présentation orale, la saynète, le multimédia, l'affiche ou le débat, par exemple.

Le CMI avait une autre annonce importante à faire, jeudi. Il devient la première école en Mauricie à joindre le Réseau des écoles associées à l'UNESCO tout en offrant un programme international. Trois autres écoles avaient posé leur candidature. Le CMI devient ainsi la 24e école du Québec à faire partie de ce réseau qui compte 9900 établissements dans 181 pays.

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