Travailler la psychomotricité des enfants

De gauche à droite: Mélanie Lagacé, enseignante, Gabrielle... (Commission scolaire du Chemin-du-Roy)

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De gauche à droite: Mélanie Lagacé, enseignante, Gabrielle Vallée, élève de 1re année de l'école Dollard, et Audrey-Claude Benoit, professeure-clinicienne en ergothérapie à l'UQTR.

Commission scolaire du Chemin-du-Roy

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À l'entrée de l'école Dollard du secteur Cap-de-la-Madeleine, un énorme slogan orne l'entrée: «À l'école Dollard, on en fait du sport.»

Quelque 70 des 160 élèves de cette école primaire font toutefois bien plus encore, depuis le début de l'année scolaire. Encadrés par une équipe de la Clinique multidisciplinaire en santé de l'UQTR et par le Centre de pédiatrie sociale, ils développent aussi leurs habiletés psychomotrices grâce à deux programmes implantés dans leur milieu pour une durée de trois ans.

Au gymnase, des ergothérapeutes leur font faire divers exercices d'équilibre, de déplacements sur le ventre et autres mouvements d'agilité. En classe, ces mêmes professionnels s'attardent aussi au développement de la motricité fine par le biais d'activités comme le découpage ou le contrôle du crayon.

Tous ces efforts visent à donner aux enfants de meilleures chances de réussite dans la vie. Comme l'explique le Dr Raymond Perrault du Centre de pédiatrie sociale, «le cerveau d'un enfant se développe de façon rapide durant la vie intra-utérine et aussi dans les quatre ou cinq premières années de vie. Si l'on veut intervenir pour changer des trajectoires de vie, il faut intervenir très tôt», explique-t-il.

Certains enfants n'ont pas la vie facile et les épreuves qu'ils subissent en bas âge s'attaquent au développement de leur cerveau, explique le médecin.

«Des expériences négatives fréquentes, comme la violence conjugale, des abus physiques ou des abus sexuels peuvent entraîner un stress qui devient toxique pour le cerveau et empêche son développement», précise-t-il.

Audrey-Claude Benoit, professeure-clinicienne en ergothérapie à l'UQTR explique que certains de ces enfants ont peut-être eu moins d'occasions de faire des activités de développement «et de les pratiquer de façon décortiquée par rapport aux élèves en milieu un peu plus favorisé qui ont eu l'occasion de suivre des cours de soccer et d'avoir un adulte qui l'accompagne dans l'acquisition de ces habiletés-là», illustre-t-elle.

Le programme de psycho-motricité a donc une influence très positive sur les enfants «qui ont moins d'expériences, moins de chances de se pratiquer et qui ont été moins valorisés, peut-être, ou moins encouragés», explique-t-elle.

Située dans un milieu socioéconomique fragile et vulnérable, l'école Dollard a été ciblée par le Dr Perrault comme étant un lieu propice pour déployer des programmes de stimulation de la psychomotricité.

Une spécialiste en ergothérapie intervient avec deux classes de maternelle 4 ans, les élèves du préscolaire 5 ans, de la 1re année ainsi qu'avec un groupe de langage.

Deux projets sont en cours depuis un an à l'école Dollard. Le programme L'ergothérapie va à l'école permet aux enseignants d'apprendre à dépister les enfants à risque d'accuser des retards dans leur développement tandis que Ça bouge pour une école en santé offre aux enseignants des connaissances portant sur l'acquisition d'habiletés motrices fondamentales chez l'enfant.

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