Saint-Élie manifeste pour l'éducation publique

Sébastien Houle, conseiller municipal et père de deux... (François Gervais)

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Sébastien Houle, conseiller municipal et père de deux enfants, a pris part à la manifestation devant l'école de Saint-Élie-de-Caxton.

François Gervais

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(Saint-Élie-de-Caxton) Plus de 70 parents, enfants et citoyens ont pris part à une grande chaîne humaine vendredi matin, autour de l'école Villa-de-la-Jeunesse de Saint-Élie-de-Caxton. Le mouvement «Je protège mon école publique» demeure d'ailleurs très actif dans la municipalité, alors que l'exercice se tient chaque mois depuis l'automne, avec toujours une très grande participation de la communauté.

«On est là depuis le début. C'est un exercice démocratique. Pour nous, l'éducation, ce n'est pas une dépense mais un investissement. L'éducation, c'est rentable au point de vue démocratique, culturel, de la santé et économique», martèle Sébastien Houle, conseiller municipal à Saint-Élie-de-Caxton, mais surtout père de deux enfants qui fréquentent l'école.

Selon lui, le gouvernement continue d'accumuler du retard dans le financement de l'école publique, et ce, malgré les dernières mesures annoncées au budget. «Le gouvernement se pète les bretelles de réinvestir en éducation. Ils ont mis 250 M$ de plus cette année, mais l'année passée ils ont coupé 350 M$. Il y a un 100 M$ à regagner par rapport à l'an passé, et on était déjà déficitaire. La poudre aux yeux, pour nous ça ne marche pas. On veut que le gouvernement prenne l'éducation pour ce que c'est, une vision d'avenir», rappelle M. Houle.

La préoccupation des manifestants dépasse par ailleurs les murs de l'école du village et de ses programmes. «Ça va plus loin que l'école. C'est un projet de société qu'on veut. Nous sommes tannés d'entendre les ministres parler de chiffres. Au Québec, il y a un adulte sur deux qui a du mal à lire un texte de façon fonctionnelle. On est dans une économie du savoir. On demande au gouvernement de prendre en considération que c'est un projet d'avenir qu'on veut, pas un exercice comptable», clame Sébastien Houle, qui ajoute que dans les circonstances, le gouvernement devrait tendre l'oreille un peu plus.

«C'est un gouvernement qui a été élu, si tu tiens compte du taux de participation, par 3 personnes sur 10. Alors on aimerait qu'il fasse preuve d'un peu d'humilité», signale-t-il, invitant au passage le député à venir les rencontrer à chaque 1er du mois devant l'école.

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