Une lueur d'espoir pour l'école Sainte-Marie?

L'école Sainte-Marie de Saint-Boniface.... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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L'école Sainte-Marie de Saint-Boniface.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) La présentation du budget provincial, cet après-midi à Québec, réserve-t-elle une agréable surprise aux parents, aux élèves et aux professeurs de l'école Sainte-Marie à Saint-Boniface?

Vendredi dernier, devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le premier ministre Philippe Couillard s'est avancé sur ses intentions en éducation en prévoyant des réinvestissements dans les infrastructures scolaires.

À l'école Sainte-Marie, le milieu attend une aide financière de près de trois millions de dollars pour l'ajout de six classes et la reconfiguration du gymnase.

Le ministère de l'Éducation avait refusé le projet l'été dernier, forçant la Municipalité à dégager des locaux pour éviter que les jeunes soient transportés à Shawinigan pour poursuivre leur parcours au primaire.

Il ne s'agit que d'une solution temporaire, de sorte qu'à moyen terme, l'investissement requis demeure essentiel pour garder les jeunes dans la municipalité.

«Évidemment, ça donne espoir quand on entend ce qui se passe», confie Marie-Ève Landry, impliquée dans le comité de parents qui maintient la pression pour obtenir la somme requise.

«En plus, notre demande est là pour une deuxième année. Ça presse, car le centre municipal ne pourra pas toujours fournir des classes.»

Pour ajouter à l'alignement des astres, le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, rencontra justement à ce sujet le nouveau ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, jeudi après-midi. Les parents lui ont fait parvenir une liste d'arguments à marteler lors de cet important rendez-vous.

Ex-député adéquiste de Trois-Rivières, Sébastien Proulx connaît bien la région, ce qui suscite un nouvel optimisme dans le milieu.

M. Giguère assure qu'il jouera toutes ses cartes cet après-midi. Pour le moment, il ne veut pas trop s'avancer sur les conséquences des signaux envoyés par son chef pour l'éducation.

«J'aimerais bien ça, mais on va attendre la rencontre», commente-t-il prudemment.

«Je vais mettre de la pression où il faut. Je travaille pour avoir l'agrandissement et le gymnase. Il faut comprendre que si la décision est défavorable, on reste aussi avec le problème du gymnase sur les bras.»

Parents alertes

La mobilisation a repris du tonus au cours des dernières semaines, avec notamment l'annonce de la formation d'une équipe de cyclistes qui tentera d'amasser 10 000 $ dans le cadre du Défi Pierre Lavoie, pour solutionner les problèmes rencontrés dans les cours d'éducation physique.

Très bientôt, à tous les mardis, les enfants et le personnel seront invités à porter un chandail vert orné de l'inscription «Unis pour notre école».

«On est encore plus mobilisés que l'an passé», observe Mme Landry.

«Quand nous avons eu un non, ça a frappé beaucoup de gens. Les parents se sont mis à réfléchir et nous avons formé un comité. Quinze parents ont répondu à l'appel et on travaille fort. Nous sommes plus nombreux, de sorte que nous pouvons aller chercher des forces dans plusieurs domaines.»

Mme Landry souligne également qu'elle invitera la Commission scolaire de l'Énergie à démontrer au ministère toutes les difficultés qui seraient rencontrées pour le transport scolaire entre Saint-Boniface et Shawinigan pour des jeunes du primaire.

Étant donné que l'horaire est différent du secondaire, elle considère que la gestion administrative trop complexe pour le transport constituerait un élément de plus en faveur d'un investissement à l'école Sainte-Marie.

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