L'équilibre budgétaire «impossible à atteindre» en 2015-16 à l'UQTR

L'Université du Québec à Trois-Rivières.... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'équilibre budgétaire «sera impossible à atteindre à l'UQTR au terme de l'exercice 2015-2016.» C'est ce que confirme le tout nouveau site web Info-Budget de l'Université du Québec à Trois-Rivières mis en ligne il y a quelques jours afin de permettre à la communauté de suivre l'évolution de la situation financière de l'établissement ainsi que les effets du plan de redressement mis de l'avant par le nouveau recteur, Daniel McMahon.

«Il faut s'attaquer dès maintenant à la réduction des dépenses afin de réduire le déficit budgétaire pour parvenir à redresser la situation», indique le site.

L'UQTR a fait un déficit de 0,8 M$, en 2012-2013 et de 4,3 M$ en 2014-2015. Un surplus a toutefois été enregistré en 2013-2014, mais fut généré essentiellement par une avance de fonds de 4,2 M$ du gouvernement visant à aider les universités à faire face aux compressions.

Notons que les compressions imposées à l'UQTR par Québec sont de 12 156 000 $.

En ce moment, l'UQTR ne dispose plus d'aucun surplus budgétaire.

La conséquence du déficit, pour l'établissement, c'est que «dès la confirmation officielle d'états financiers déficitaires à l'UQTR, en juin 2016, le ministère retiendra le versement de 10 % de la subvention de fonctionnement (conditionnelle), soit environ 10 M$», précise-t-on.

Pour libérer cette subvention, l'UQTR devra donc présenter un plan de redressement à la satisfaction du ministère.

Présentement, le déficit budgétaire est financé à même la marge de crédit de l'UQTR. «Celle-ci devra sans doute être augmentée», prévoit l'UQTR qui a d'ailleurs placé une demande au ministère pour faire passer cette marge de 30 M$ à 40 M$. Cette démarche est devenue nécessaire puisque l'UQTR recevra 27 millions $ de subventions et anticipe un déficit budgétaire de quelque 13 millions $, a récemment fait savoir le recteur au cours d'une conférence de presse.

Pour l'instant, il semble que la direction n'entende pas éliminer de programmes d'études qui génèrent moins de revenus et plus de dépenses. L'UQTR est en effet «une université à vocation générale qui consiste à présenter une offre de formation variée», plaide-t-on sur le site web.

Le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon.... (Stéphane Lessard) - image 2.0

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Le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon.

Stéphane Lessard

Autrefois, les règles budgétaires ne permettaient pas de transférer des fonds d'immobilisation vers le fonds de fonctionnement. Un écart à cette règle a toutefois été proposé par le gouvernement. La direction de l'UQTR estime malgré tout que cette mesure ne fait que repousser les problèmes à plus tard.

Comment faire, alors, pour éponger le déficit? La direction, rappelons-le, a récemment amorcé des pourparlers avec la communauté afin de travailler à des solutions avec elle.

Une des avenues envisagées est la semaine de 4 jours à 32 heures sur une base volontaire, comme au gouvernement du Québec, afin de réaliser des économies sur la masse salariale.

Le site Info-Budget précise que les deux dossiers de congédiement abusif et harcèlement psychologique de l'ex-vice-recteur Martin Gélinas et de l'ex-directeur des équipements, Alain Fournier, qui sont tous deux devant le Tribunal administratif du travail (anciennement Commission des relations du travail) n'ont aucun impact sur le budget de fonctionnement 2015-2016 de l'UQTR puisque les frais encourus sont couverts par le contrat d'assurance responsabilité de l'établissement.

Quant au CIPP, l'UQTR indique que ce dossier relève de l'exercice 2014-2015 et que les déboursés ont été intégrés au bilan financier. On précise aussi que l'Université, en ayant réglé ce dossier, «a récupéré un édifice d'une valeur de 25 millions $ ainsi qu'une subvention annuelle récurrente pour le maintien des actifs et l'entretien du terrain et du bâtiment.

Pour ce qui est du campus de Drummondville, l'UQTR fait valoir «qu'on fait rarement des surplus lorsqu'on démarre des opérations, notamment lors de la création d'un nouveau campus.» Elle plaide toutefois que l'ouverture du nouveau campus a généré une augmentation de 24 % des effectifs étudiants par rapport au trimestre d'hiver 2015 alors que l'UQTR dispensait ses cours ailleurs à Drummondville.

Dès qu'il aura mis tous les efforts nécessaires pour tenter de redresser la situation financière de l'UQTR, le recteur McMahon entend entreprendre une série de rencontres avec des intervenants politiques et ministériels afin de leur faire valoir le bien-fondé et les retombées du financement universitaire.

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