École Sainte-Marie à Saint-Boniface: une décision avant la semaine de relâche

Le directeur général de la Commission scolaire de... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie, Denis Lemaire.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(La Tuque) Après le conseil d'établissement et les enseignants, c'était au tour des parents de s'exprimer sur l'organisation des locaux prêtés par la municipalité de Saint-Boniface.

Les parents de Saint-Boniface ont assisté en grand... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

Les parents de Saint-Boniface ont assisté en grand nombre à la réunion de consultation avec les dirigeants de la Commission scolaire de l'Énergie lundi soir.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Les gens de la Commission scolaire de l'Énergie ont tenu une réunion de consultation à l'école Sainte-Marie, lundi soir. Dans une semaine maximum, le «scénario le moins pire» sera connu ont fait savoir les dirigeants.

Les quatre scénarios qui ont été présentés sont les plus plausibles selon le directeur général CS de l'Énergie, Denis Lemaire. Ils ont envisagé de déménager les plus jeunes, les plus vieux, avec ou sans service de garde, avec ou sans point de service régional.

«On ne voulait pas séparer (les niveaux), mais il nous est arrivé aussi le scénario des classes de deuxième année. Les enseignantes étaient volontaires à travailler ensemble dans un même bâtiment», a fait savoir M. Lemaire.

Chacun des scénarios a été présenté aux parents avec ses avantages et ses désavantages. Les dirigeants ont répondu aux interrogations des parents et ils ont écouté ce qu'ils avaient à dire.

«Il y a une multitude de scénarios qu'on peut ajouter. C'est pour ça qu'on a rencontré les parents. Probablement qu'il n'y aura pas un scénario qui va être pris dans son intégralité, on va le moduler selon les différents intervenants qu'on a consultés, dont le conseil d'établissement et l'équipe-école», a expliqué M. Lemaire.

Une chose est certaine, la décision va être prise dans le meilleur intérêt du jeune dans sa globalité. D'ailleurs, la décision sera assurément connue avant le début de la semaine de relâche.

«Ça va être la moins pire des solutions, mais on sait qu'il n'y a pas de solution parfaite», a lancé le directeur général de la CS de l'Énergie.

Marie-Ève Landry, qui représente les parents, n'a pas été surprise par les scénarios présentés, elle les connaissait déjà. Elle était d'ailleurs en accord avec le fait d'envoyer les classes de maternelle ou les classes de 5e et de 6e année dans les locaux de la municipalité. Après les discussions qui se sont étendues sur près de deux heures, la solution d'envoyer les plus vieux semblait se détacher du lot.

«Avec la réunion de lundi soir et les arguments des autres parents, je pense que je penche plus pour l'option de la 5e et 6e année. On est content de voir que la CS travaille pour ça. Il aurait été facile pour eux de suivre les règles, d'envoyer les jeunes ailleurs et de ne pas essayer de trouver d'autres solutions. On est un an plus tard après le début du problème, ils sont encore là avec nous à chercher des solutions. On va probablement être encore là à se poser les mêmes questions en janvier l'année prochaine», note Mme Landry.

Toutefois, on ne se cache pas que c'est une solution temporaire. Le problème n'est pas réglé et on veut avoir un agrandissement. D'ailleurs les parents ont été clairs, ils veulent que les jeunes restent à Saint-Boniface, et ils vont «continuer de faire des enfants».

«C'est pour ça que j'ai écrit une lettre au ministre. On veut qu'il regarde notre dossier. J'aimerais que ma lettre le touche et qu'il se rende compte que c'est important et qu'il fasse quelque chose pour nous», affirme Marie-Ève Landry.

«Ce qu'il faut se dire, c'est qu'on est désavantagé au niveau administratif, car il y a des écoles autour de Saint-Boniface qui ne sont pas à pleine capacité. Donc, ça prend vraiment une visée au niveau politique. La seule chose qu'on peut espérer, c'est un nouveau regard et une analyse différente de la situation des gens de Saint-Boniface [...] On est sensible au fait que les jeunes veulent garder leurs enfants ici. On essaie de travailler avec le milieu pour trouver des solutions», a ajouté M. Lemaire.

D'ailleurs tant du côté des parents que de la Commission scolaire, on espère que l'arrivée du nouveau ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur puisse amener un nouveau regard sur le dossier, et éventuellement le faire avancer.

«C'est une nouvelle personne, il va ouvrir un dossier qu'il ne connaît pas. [...] J'espère que je vais toucher son coeur de papa, de grand-père, de cousin, d'oncle ou peu importe. Des fois on peut contourner un peu les règles quand la population le demande. Quand on est ministre ou député, c'est parce qu'on veut travailler pour les gens. Nous on est les gens, et on demande un agrandissement», soutient Mme Landry.

D'ailleurs les parents des élèves de l'école ont répondu en grand nombre à l'invitation de la CS de l'Énergie.

«Ça démontre leur intérêt pour l'agrandissement. S'ils n'étaient pas interpellés, ils seraient restés à la maison ce soir. C'est une preuve de plus dans notre dossier. De plus, les parents avaient des bons commentaires. On est encore très unis à Saint-Boniface», a conclu Mme Landry.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer