Formation en histoire: projet pilote en cours à l'école du Rocher

La classe auditorium consacrée à l'histoire a été... (Courtoisie)

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La classe auditorium consacrée à l'histoire a été aménagée en musée par Luc Lacombe. On y voit notamment une motocyclette illustrant la Révolution tranquille.

Courtoisie

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'école secondaire Du Rocher, à Shawinigan, est la seule école de la Mauricie à prendre part à un projet pilote en enseignement de l'histoire qui touche 30 écoles du Québec présentement.

L'enseignant Luc Lacombe, un de ceux qui s'étaient portés volontaires, est enchanté de l'expérience et estime que la nouvelle façon d'enseigner l'histoire en troisième et quatrième secondaires permettra aux élèves d'avoir plus de temps pour approfondir la matière.

Au deuxième cycle du secondaire, depuis huit ou neuf ans, on enseigne l'histoire du Québec et du Canada depuis le temps des Amérindiens jusqu'aux années 2000. Le segment de 1534 à aujourd'hui «était vu en entier en troisième secondaire», explique M. Lacombe. «On le reprenait en quatrième secondaire, mais sous forme de quatre grands thèmes», dit-il.

Les enseignants d'histoire trouvaient qu'il y avait de la redondance, dit-il.

Ces derniers ont donc fait des représentations, il y a deux ou trois ans et le ministère de l'Éducation a accepté de revoir la méthode, raconte-t-il.

L'expérience menée cette année dans une trentaine d'écoles secondaires, dont du Rocher, permet de couper la ligne du temps en deux sections. Une section sera vue en troisième et l'autre, en quatrième. Les thématiques, elles disparaissent. La période d'expérimentation permet au ministère de vérifier si le nouveau programme correspond à ce que les élèves et les professeurs voulaient.

Il sera appliqué dans toutes les écoles secondaires en septembre 2016.

Pour en avoir discuté avec ses pairs d'autres écoles, M. Lacombe, qui enseigne l'histoire depuis 13 ans, estime que c'est un succès et préfère cette nouvelle approche. «On a plus de temps pour approfondir les sujets, les personnages et les événements qu'auparavant. Avant, on avait presque 400 ans à voir en une année scolaire tandis que là, on en voit 200 en troisième secondaire et 200 autres en quatrième. Je peux prendre plus mon temps. J'ai plus de photos et de vidéos à leur montrer.»

L'enseignant constate que ses élèves sont plus enthousiastes avec cette méthode. Ils comprennent mieux et restent à la pause pour discuter.» M. Lacombe indique qu'il se sent à l'aise parce qu'il a plus de temps pour livrer sa matière.

L'approche par compétence demeure, «mais cette année, on met un peu plus l'accent sur la connaissance», dit-il, «mais les deux sont à égalité.»

La trentaine d'enseignants qui ont pris part à ce projet pilote se rencontreront les 17 et 18 février afin de faire le point sur leur expérience.

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