Agrandissement de l'école Sainte-Marie: une mobilisation difficile à maintenir

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En mai dernier, toute la communauté de Saint-Boniface s'était donné la main pour convaincre le gouvernement du Québec d'accorder les sommes d'argent nécessaires pour agrandir l'école Sainte-Marie, sans succès.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) La réponse négative du gouvernement du Québec pour supporter le projet d'agrandissement de l'école Sainte-Marie, à Saint-Boniface, a coupé les ailes des parents. Même si la Commission scolaire de l'Énergie a répliqué avec une nouvelle demande d'aide financière pour ce projet, aucune action de mobilisation n'est prévue au cours des prochaines semaines.

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Marie-Ève Landry, porte-parole du groupe de parents qui se sont mobilisés pour l'agrandissement de l'école Sainte-Marie, l'an dernier. 

Stéphane Lessard

Marie-Ève Landry, porte-parole du groupe de parents formé l'an dernier pour démontrer l'importance de cette école pour le milieu, salue la persévérance de la Municipalité de Saint-Boniface, maintenant prête à ajouter trois classes à l'hôtel de ville dès la prochaine année scolaire.

Elle souhaite toujours un agrandissement de son école, mais elle observe que la froideur avec laquelle le gouvernement du Québec a balayé le projet d'agrandissement de l'école Sainte-Marie, l'été dernier, a laissé des traces.

«J'ai l'impression qu'on s'est tanné et que les mamans sont fatiguées», explique Mme Landry. «Nous avons fait plein de choses l'an passé et on a eu un non pareil. Une nouvelle demande est faite et nous aurons probablement une réponse pendant l'été. Même si on faisait un autre branle-bas, si la réponse doit être non, ce sera non et ça ne changera rien pour la prochaine rentrée scolaire.»

L'an dernier, Mme Landry faisait partie d'un groupe de parents qui avaient lancé une page Facebook intitulée «Pour que les enfants de Saint-Boniface soient à l'école à Saint-Boniface».

À ce moment, ils craignaient que les débordements d'élèves soient absorbés par Shawinigan. L'ouverture de deux classes à l'hôtel de ville, un ancien collège, avait réglé le problème pour 2015-2016.

En séance régulière au début du mois, les élus de Saint-Boniface ont décidé d'offrir trois autres locaux pour 2016-2017, une proposition bien accueillie par la commission scolaire de l'Énergie, qui ne règle toutefois pas le problème à long terme de surpopulation et de vétusté du gymnase à cette école.

Au printemps dernier, les parents s'étaient présentés à une séance publique du conseil municipal, avaient remis une pétition au député Pierre Giguère, organisé une chaîne humaine à Saint-Boniface et invité le député de Saint-Maurice à visiter leur école, produit une vidéo sur Facebook.

Tout ça pour apprendre, en août, que le ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ne retenait pas le projet d'agrandissement, qui nécessite tout de même un investissement de 2,8 millions $.

Mme Landry constate que les initiatives pour sensibiliser le gouvernement n'ont finalement pas servi à grand-chose.

«Nous avons essayé d'atteindre le ministre et on ne l'a pas atteint du tout», déplore-t-elle. «M. Blais a été élu pour nous aider et il ne nous aide pas du tout et je ne parle pas seulement de notre école. Dans un monde idéal, je lui parlerais face à face et je lui dirais de s'ouvrir les yeux ! Y a-t-il quelque chose de plus important sur Terre que des enfants ?

Nos jeunes vivent dans un monde ultra stressé, avec les deux parents qui travaillent et la moitié d'entre eux sont en garde partagée. Et là, parce qu'il existe une règle, on leur demande de faire beaucoup plus d'autobus et leur rendre la vie plus difficile.»

«Est-ce que ça valait la peine de mettre autant d'énergie pour avoir un non ?», questionne Mme Landry.

«Nous avons démontré l'importance d'avoir un oui, en faisant des actions. On n'a rien à faire de plus que répéter ce qu'on a déjà dit ! Même avec une marche, une deuxième pétition, je ne pense pas que ça aurait de l'impact. C'est dommage, mais c'est ça.»

Plus loin

Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, remercie aussi l'implication de la Municipalité dans ce dossier. 

«C'est facilitant de travailler avec eux», s'encourage-t-il. «De mon côté, je continue à travailler pour la construction des classes, même avec les problèmes logistiques au ministère de l'Éducation. Je vais continuer à mettre de la pression.»

«À Saint-Boniface, les parents s'impliquent beaucoup dans leur école», remarque le député. «Si les jeunes vont ailleurs, il faut s'attendre à ce que cette implication diminue. Qui seront perdants ? Les enfants !»

M. Giguère croit que si le dossier ne débloque pas, il devra sensibiliser le bureau du premier ministre à l'importance de cet enjeu pour son comté.

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