Saint-Boniface offre trois locaux supplémentaires à l'école Sainte-Marie

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L'école Sainte-Marie

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) Obsédé par la nécessité de garder les jeunes du primaire à Saint-Boniface, le conseil municipal a adopté une résolution audacieuse, en assemblée publique lundi soir, en offrant à la Commission scolaire de l'Énergie trois locaux supplémentaires pour répondre aux besoins de l'école Sainte-Marie au cours des trois prochaines années.

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Le maire de Saint-Boniface, Claude Caron.

François Gervais, Le Nouvelliste

La résolution a été présentée par le conseiller Louis Lemay et adoptée à l'unanimité. Il s'agit d'une réponse au projet de plan triennal de répartition et de destination des immeubles, un document envoyé par le directeur général adjoint et secrétaire général de la CS de l'Énergie, Serge Carpentier, le 16 décembre.

Les municipalités du territoire sont invitées à transmettre leurs observations sur ce plan avant le 18 janvier. Or, pour l'école Sainte-Marie, la CS de l'Énergie rappelle que l'immeuble possède une capacité d'accueil de 408 élèves et que pour la prochaine année scolaire, 455 inscriptions sont attendues. Selon les prévisions actuelles, ce nombre bondirait à 491 en 2017-2018 et à 506 en 2018-2019.

Cette capacité d'accueil est déjà dépassée cette année, avec 429 élèves. Pour éviter de déplacer des jeunes de sixième année à Shawinigan, le conseil municipal avait réussi à libérer deux classes à même l'hôtel de ville, en attendant que le ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche accorde le projet d'agrandissement de l'école Sainte-Marie, évalué à 2,8 millions $.

Mais voilà, Québec a fermé la porte l'été dernier. Par la suite, les élus ont décidé de soumettre un autre projet, soit l'ajout d'une annexe à l'hôtel de ville qui permettrait la création de six classes, moyennant un investissement de près de 600 000 $. Pour aller de l'avant, la Municipalité doit toutefois obtenir la garantie que ces locaux seront bel et bien loués par la CS de l'Énergie. La réponse est toujours attendue.

Compte tenu de cette incertitude, le conseil municipal revient à la charge en offrant trois classes supplémentaires pour l'école Sainte-Marie à l'hôtel de ville, ce qui porterait le nombre à cinq. Les élus éviteraient ainsi d'engager un investissement majeur sans connaître les intentions de la CS de l'Énergie.

Cette proposition satisfait Réjean Arvisais, un citoyen qui trouvait que la Municipalité s'avançait loin sur le plan financier dans ce dossier. Également présent à l'assemblée publique, Luc Arseneault a tenté de savoir si les élus abandonnaient officiellement le scénario d'ajout d'une annexe à l'hôtel de ville, même en l'absence d'une réponse de Québec. M. Lemay a simplement mentionné que le conseil municipal ferait connaître sa position très bientôt.

M. Arseneault fait également remarquer que les deux derniers scénarios proposés ne tiennent pas compte des besoins de l'école en terme d'espaces pour les cours d'éducation physique, un élément qui était inclut dans le projet d'agrandissement initial. «Nous n'avons aucune solution à proposer sur ce plan», convient le maire, Claude Caron. «C'est à la commission scolaire de s'occuper de ça.» M. Lemay ajoute d'ailleurs que la CS de l'Énergie n'a formulé aucune demande à la Municipalité pour l'aménagement d'un nouveau gymnase.

Pour le moment, la priorité consiste à trouver de nouvelles classes, résume le conseiller au siège 6. 

«Nous voulons agir comme facilitateurs», explique-t-il. «Actuellement, nous louons deux locaux à la commission scolaire et elle nous demande de répondre à son plan de répartition avant le 18 janvier. Nous lui proposons donc trois autres locaux dès l'an prochain. Après, ils feront ce qu'ils voudront. C'est un dossier excessivement compliqué, avec trois paliers qui sont impliqués.»

Jusqu'ici, il semble que l'expérience des deux classes de 6e année à l'hôtel de ville se déroule plutôt bien. Au départ, la Municipalité se questionnait sur le réaménagement nécessaire à l'interne, puisque ces locaux étaient occupés par divers organismes. Or, tout le monde s'est bien accommodé et il semble que la réservation de trois nouvelles classes ne poserait pas davantage problème. M. Lemay avance que la fabrique de Saint-Boniface pourrait trouver des espaces aux organisations qui devraient céder leur place.

Le directeur général de la Commission scolaire de... (Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie, Denis Lemaire.

Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Une avenue intéressante, mais temporaire

Le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie, Denis Lemaire, accueille favorablement l'offre soumise par le conseil municipal de Saint-Boniface, qui propose d'ouvrir trois classes supplémentaires à l'hôtel de ville dès l'an prochain. Mais du même souffle, il précise qu'il ne peut s'agir que d'une solution temporaire.

«Pour nous, ça demeure un plan B», explique-t-il. «Dans le meilleur des mondes, ça prendrait un agrandissement de l'école et un gymnase. Mais tout le monde veut garder les jeunes à Saint-Boniface. C'est mieux que les voyager ; dans les circonstances, c'est une bonne solution.»

Selon le dernier plan triennal de répartition et de destination des immeubles, la Commission scolaire de l'Énergie prévoit une croissance de la clientèle de 18 % à l'école Sainte-Marie d'ici 2018-2019. 

À un moment donné, il faudra bien trouver une solution permanente, fait remarquer M. Lemaire. Surtout que cette école constitue un point de service pour les élèves en difficulté, de sorte que l'éparpillement des classes à Saint-Boniface ne constitue pas une solution optimale.

«Cette année, nous avons augmenté nos coûts pour la surveillance», ajoute le directeur général. «Mais ces inconvénients sont moins importants que ceux de déménager ces jeunes à Shawinigan.»

La CS de l'Énergie a renouvelé sa demande d'aide financière pour l'agrandissement de l'école Sainte-Marie, immédiatement après avoir essuyé un refus pour l'année 2015-2016. 

«Nous n'avons pas de nouvelles du ministère ou de notre député, mais on sait que nos chances sont minces», convient M. Lemaire. Quant au projet d'annexe pour l'ajout de six classes à l'hôtel de ville, il mentionne que la commission scolaire n'a pas vraiment participé à l'élaboration de ce projet.

En 2015-2016, la CS de l'Énergie loue les deux classes pour une somme de 10 000 $, un montant qui correspond au coût qui serait défrayé pour envoyer une cinquantaine d'élèves de l'école Sainte-Marie à Shawinigan. Jusqu'où l'organisation peut-elle aller dans la location de locaux à la Municipalité, voilà la grande question.

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