L'UQTR préoccupée par les postes non comblés au C.A.

L'Université du Québec à Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'UQTR a adopté une résolution, lors de sa réunion du 7 décembre, dans laquelle elle exprime sa préoccupation au sujet des postes vacants ou échus qui ne sont toujours pas comblés au sein de son conseil d'administration, dont certains depuis 2013.

Le conseil d'administration pourrait faire parvenir cette résolution au ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche si les choses ne se règlent pas.

Selon le directeur des communications, Bertrand Barré, aucune échéance n'a toutefois été fixée pour effectuer cette démarche auprès de Québec.

«Le direction de l'UQTR s'attend à ce que les nominations aux postes vacants du conseil d'administration soient entérinées incessamment par le Conseil des ministres du gouvernement du Québec», dit-il.

«Des contacts ont été faits avec le ministère et on nous a dit que ça se ferait incessamment», précise-t-il.

Les mandats de Jacques A. Chauvette, d'Annie Pagé et d'Yves Tousignant sont échus depuis le 13 décembre 2014 au conseil d'administration. Deux postes socioéconomiques sont aussi vacants soit celui de Michèle Laroche, qui a démissionné le 2 décembre 2013 et d'Annie Villemure qui a démissionné le 23 mars 2015.

«Le fait que certains postes soient non comblés a une incidence sur les membres du conseil qui siègent déjà. En plus de participer aux rencontres régulières, parfois même extraordinaires du conseil d'administration, ils sont également appelés à participer au comités d'audit, au comité des ressources humaines et au comité de gouvernance et d'éthique de l'UQTR. En étant moins nombreux pour se partager tous ces dossiers, «c'est sûr que ça exige davantage d'eux», fait valoir M. Barré.

Au cours de la réunion du 7 décembre, le conseil d'administration de l'UQTR a aussi autorisé les démarches afin de faire augmenter une nouvelle fois sa marge de crédit à la Caisse Desjardins. Cette dernière devrait passer de 30 à 40 millions $ pour la période allant jusqu'au 31 mai 2016.

La marge de crédit de l'UQTR était de 12 millions $, en 2012. Elle est passée à 18 millions $ en 2014. En février de cette année-là, le conseil d'administration a fait grimper ce montant à 30 millions $.

L'UQTR avait alors expliqué que cette hausse était en lien avec des projets d'immobilisation qui devaient être financés à court terme et aussi due au fait qu'elle était en attente de son financement à long terme.

Sonia Thibault, directrice du service des finances à l'UQTR indique que cette hausse provient des «subventions à recevoir du ministère. On a des subventions à recevoir du ministère de 27 millions $», dit-elle. La marge souhaitée tient aussi compte du déficit anticipé de 10,4 millions $ pour 2015-2016, dit-elle. «Si l'on additionne les deux, on voisine les 40 millions $», explique-t-elle.

C'est que «dans le fonctionnement budgétaire des universités québécoises, le versement des subventions de fonctionnement annuelles s'effectue toujours à posteriori, c'est-à-dire une fois l'exercice financier complété», dit-elle. Les universités ont donc besoin d'une marge de crédit pour honorer leurs obligations financières annuelles», dit-elle. «On ne sait jamais quand le ministère va décaisser. Il peut décaisser l'été ou au mois de décembre», signale-t-elle.

Les subventions sont plus importantes lors que les effectifs étudiants augmentent, ajoute-t-elle. Or, on sait que ces effectifs sont en progression depuis plusieurs années.

«L'an prochain, on va se retrouver dans la même situation», dit-elle.

La marge de crédit sert au fonctionnement des activités de fonctionnement régulières, ajoute Mme Thibault. «Ce n'est pas une dette à long terme», précise-t-elle.

Selon Mme Thibault, l'UQTR s'est comparée avec trois autres universités au niveau de sa marge de crédit et «on est dans les normes, à peu près dans les même pourcentages», assure-t-elle.

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