Reynald Duberger réinvité dans la région

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Reynald Duberger

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Reynald Duberger, cet ingénieur géologue-sismologue, professeur retraité de l'UQAC qui se définit comme un «climato-réaliste», sera finalement présent à Bécancour, à 18 h 30 ce jeudi soir, pour y donner une conférence à l'Auberge Godefroy.

M. Duberger, rappelons-le, avait été invité par François Blackburn, un professeur du Cégep de Trois-Rivières, il y a quelques semaines, mais la direction du Cégep a refusé catégoriquement de l'accueillir dans ses murs parce qu'il ne tient pas le même discours sur le climat que le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

L'affaire n'en est pas restée là. Deux étudiants en génie de l'UQTR, Samuel Girard et Stéphanie Rompré-Lanouette, ont décidé, eux, d'entendre M. Duberger qu'ils ont invité sur les ondes de la radio CFOU de l'Université, le 22 octobre dernier, dans le cadre de l'émission Génie en liberté, une tribune à laquelle les professeurs et chercheurs sont souvent conviés.

Samuel Girard a indiqué avoir été motivé à inviter M. Duberger à son micro «pour une question de liberté d'expression. C'est quelque chose que je défends beaucoup dans mon émission, tant que les propos sont tenus dans le respect et pour favoriser l'échange d'idées», dit-il. «J'ai trouvé ça vraiment dommage que le Cégep, au lieu d'encadrer la conférence, d'encadrer les étudiants pour vraiment former leur esprit critique, décide de carrément annuler cette activité.»

En tant que scientifique (il est en train de terminer sa maîtrise en génie), Samuel Girard estime que «lorsqu'il est question de modèles de prédiction, je suis plutôt du genre à mettre des doutes partout. C'est important de se documenter et de voir ce que le GIEC a à dire, mais il ne faut pas prendre ça au même titre qu'on accepte la loi de la gravité», fait-il valoir.

M. Duberger indique que des milliers de scientifiques et d'universitaires actifs dans le domaine de la recherche ne partagent pas les conclusions du GIEC.

M. Duberger fait d'ailleurs partie du Collectif des climato-réalistes, en France, qui met en lumière de nombreuses études scientifiques qui divergent du courant principalement véhiculé dans les médias à l'effet que la planète se réchauffe et continuera à se réchauffer pour des causes strictement liées à l'intervention humaine.

Le géologue n'est pas surpris de la réaction de la direction du Cégep. Les gens qui apportent des points de vue différents du GIEC sont souvent maltraités, dit-il. Ce fut le cas récemment pour le météorologue en chef de France 2, Philippe Verdier, qui a été sanctionné par son employeur après avoir publié un livre qui remet en question certaines données du GIEC et qui, pourtant, ne remet même pas en cause la théorie du réchauffement, raconte M. Duberger. «C'est presque de l'inquisition», déplore-t-il.

Notons que le prix d'entrée à la conférence de Reynald Duberger est de 2 $ pour payer la salle.

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