Un équilibre nécessaire entre les études et le travail

De gauche à droite: Julie L'Heureux, présidente de... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite: Julie L'Heureux, présidente de COMPERES, Marie-Ève Nolette, agente de liaison, Kathia Pelletier, coordonnatrice, Julie Charbonneau, agente de développement et Claude Perreault, directeur du marché IGA Jean-XXIII.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les étudiants québécois de 15 à 24 ans détiennent le record canadien du plus grand nombre d'heures de travail rémunéré, soit 14,7 heures par semaine. Pas moins de 43% des élèves du secondaire, au Québec, estiment que travailler est aussi important qu'étudier.

En contrepartie, le taux de décrochage des élèves de la Mauricie se situe à 19,3% selon les données les plus récentes de 2010-2011. Cette réalité touche donc un jeune sur cinq dans la région.

Le Comité mauricien sur la persévérance et la réussite scolaires (COMPERES) de la Table régionale de l'éducation de la Mauricie a donc lancé, hier, sa deuxième campagne de sensibilisation à la conciliation travail-études qui se déroulera jusqu'au 27 septembre.

Cette initiative s'adresse à la fois aux étudiants et aux entreprises qui les embauchent.

Plusieurs employeurs sont déjà sensibles à la question. Pour un, Claude Perreault, directeur du marché IGA Jean-XXIII, estime que l'apport des étudiants parmi le personnel est indispensable. «Il ne faut pas oublier que chez nous, 50% de notre chiffre d'affaires est fait par les jeunes, la fin de semaine, donc, on a besoin qu'il y ait vraiment une disponibilité de leur part», dit-il. Du même souffle, M. Perreault ajoute qu'il faut donc «une flexibilité de l'employeur. Il faut gérer leurs horaires d'études, leurs horaires de travail. Il faut aussi gérer leurs horaires de ski, de hockey, de badminton», fait-il valoir.

«On essaie de ne pas donner un quart de travail de huit heures ou de 10 heures à un étudiant pour qu'il puisse, le lendemain matin, continuer à étudier», fait-il valoir. De nombreux employeurs dans la région ont compris la nécessité d'être sensible à la question. Plusieurs ont même distribué à leurs employés-étudiants les outils de COMPERES afin de les aider à insérer des heures de travail de manière plus équilibrée dans leur vie.

Julie L'Heureux, présidente de COMPERES et directrice de l'Institut secondaire Keranna, rappelle que les jeunes doivent être encadrés «et qu'il y ait des ponts entre les organisations, que l'école soit cohérente dans son discours avec l'employeur et que l'employeur soit cohérent avec les parents à la maison. Quand toutes ces conditions-là sont réunies, le jeune va trouver son équilibre», dit-elle.

La TRÉM veut lutter contre le décrochage scolaire et soutenir la persévérance et la réinsertion scolaires afin d'accroître la diplomation et la qualification. L'équilibre peut grandement faciliter la réussite, estime l'organisme.

L'enjeu de la conciliation travail études «touche tous les niveaux d'études, du secondaire à la formation professionnelle en passant par l'éducation aux adultes ainsi que les niveaux collégial et universitaire », explique Mme L'Heureux.

«L'an dernier, les milieux scolaires et les entreprises de la région ont distribué près de 23400 outils d'information et de sensibilisation» de COMPERES sur l'art d'équilibrer les heures de sommeil, d'études, de travail, de repos et de loisirs, indique Marie-Ève Nolette, agente de développement pour COMPERES.

Un concours s'ajoute au programme afin de favoriser le recrutement des participants dont on espère d'ailleurs doubler le nombre cette année.

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