Rentrée collégiale sous le signe des compressions

La rentrée au Collège Laflèche s'est effectuée lundi.... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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La rentrée au Collège Laflèche s'est effectuée lundi.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quelque 6668 étudiants de niveau collégial amorcent la session d'automne 2015 dans la région, cette semaine. Le Cégep de Trois-Rivières en accueille ce mercredi 4171, par rapport à 4311 l'an dernier. Il s'agit d'une diminution de 140 étudiants, mais tout de même 8,5 % de plus que les prévision ministérielles. Au Collège Shawinigan, ils sont huit de plus que l'an dernier, soit 1302, tandis qu'ils sont 1195 au Collège Laflèche, soit 86 de moins que l'an dernier. Notons que tous ces chiffres pourraient fluctuer légèrement à la hausse ou à la baisse d'ici la fin de septembre.

Le directeur du Collège Shawinigan, Guy Dumais, est fort heureux des statistiques de la rentrée puisqu'il peut compter sur 533 étudiants de plus que le prévoyait le ministère. «On est comblé et très heureux de ça car les prévisions ministérielles sont à la baisse jusqu'en 2020 pour la plupart des Cégeps du Québec», rappelle-t-il.

M. Dumais estime que cette hausse provient surtout du fait que le Collège a beaucoup travaillé sur son recrutement. Le Collège Shawinigan doit composer avec des compressions de 670 000 $, cette année, sur un budget de fonctionnement de 22 millions $ dont 80 % sont incompressibles, dit-il.

Malgré tout, l'établissement arrive à tirer son épingle du jeu, non sans grincements de dents toutefois. M. Dumais indique que des dépenses ont pu être réduites dans plusieurs postes budgétaires, ce qui arrive à un montant de compressions acceptable. Cinq postes équivalents temps plein ont été aussi abolis.

D'ailleurs, les syndicats affûtent leurs longs couteaux en vue de cette rentrée qui se fera plus que jamais sous le signe de l'austérité et des négociations.

«On va intensifier nos moyens de pression», prévient Luc Vandal, président du Syndicat des professeurs du Collège Shawinigan. Le processus de médiation amorcé en juin avec le gouvernement doit d'abord être complété. Dès le début de septembre, toutefois, les syndicats seront en mesure d'aller chercher un mandat de grève, rappelle Jean Fournier, président du Syndicat des enseignants du Cégep de Trois-Rivières qui prévoit, pour cet automne, «une canicule syndicale».

M. Fournier fait valoir qu'au bout du compte, on veut maintenir la qualité de l'enseignement qui passe nécessairement par les conditions d'enseignement. «Quand un prof enseigne avec de meilleures conditions, toute sa classe en bénéficie», fait-il valoir.

Au Cégep de Trois-Rivières, où des coupes de 1,7 million $ ont été faites sur un budget de 56 millions $, dont 85 % sont incompressibles, le directeur, Raymond-Robert Tremblay ne cache pas que le plan stratégique de 40 pages ne compte maintenant plus que huit pages.

Les temps sont difficiles, mais le Cégep ne stagne pas pour autant, assure M. Tremblay. Un projet important lié à son Centre de métallurgie du Québec, un de ses trois centres de transfert technologique, sera dévoilé dans quelques semaines. Rappelons aussi que le futur immeuble du C2T3 sera livré en avril ou mai 2016.

Du côté de la Zone entrepreneuriale du Cégep, inaugurée dans le secteur Cap-de-la-Madeleine en avril dernier, on continue à cumuler des partenaires et des projets en entreprise.

Au Collège Shawinigan, malgré les compressions, on réussit à maintenir la formation hors campus à La Tuque. La récente venue du géant de l'informatique CGI à Shawinigan a presque fait doubler les inscriptions en informatique, ajoute M. Dumais. «Ce qui est bon pour Shawinigan est bon pour le Collège», dit-il.

Le Cégep de Trois-Rivières est toujours intéressé à partager son stade avec l'UQTR lorsqu'une équipe de football sera créée. M. Tremblay rappelle que le sport représente un facteur d'attraction pour les bons joueurs qui pourraient bénéficier d'une continuité dans leur sport entre le Cégep de Trois-Rivières et l'UQTR.

D'ailleurs, le Collège Shawinigan a lui aussi compris les retombées que génèrent le sport. Le Collège, rappelons-le, aimerait démarrer une équipe de baseball. C'est à la fin du mois qu'on saura si la trentaine de jeunes qui ont manifesté leur intérêt seront toujours prêts à s'inscrire.

Au Collège Laflèche, on a déployé plusieurs stratégies pour se démarquer par rapport aux autres malgré les restrictions budgétaires et une baisse démographique de 7 % par année au cours des trois prochaines années.

Par exemple, les formations en technique d'hôtellerie et de restauration ont été fusionnées, ce qui permet d'offrir aux étudiants une double diplomation.

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