Les pensionnats de la région enregistrent une hausse

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Nathalie Houle, responsable de la résidence étudiante au Collège Notre-Dame-de-l'Assomption, indique qu'il y a 10 ans, le CNDA comptait 198 pensionnaires. Cette année, on en compte 54 soit 33 filles et 21 garçons. Il s'agit malgré tout d'une hausse puisqu'on n'en comptait 51 l'an passé.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Malgré la fermeture du pensionnat du Collège Marie-de-l'Incarnation, celui du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et du Collège Notre-Dame-de-l'Assomption de Nicolet connaissent tous deux une hausse de clientèle.

C'est au sport étudiant que l'on doit attribuer cette remontée, estiment les écoles, mais aussi au fait que dans les deux cas, ces résidences scolaires ont augmenté leurs services aux élèves.

Le CNDA offre cette année ses services de pensionnat 7 jours sur 7 tout comme le fait le Séminaire Saint-Joseph depuis trois ans.

On compte maintenant 40 garçons au pensionnat du Séminaire alors qu'ils n'étaient que 25 ou 30 il y a une dizaine d'années. Pierre Normand, directeur du Séminaire, estime que le volet sportif de l'offre académique «fait une différence.»

«Nous avons des équipes de compétition, que ce soit en hockey, basket-ball ou football et il y a des athlètes d'autres régions qui viennent jouer dans nos programme», dit-il.

Mais le pensionnat du Séminaire s'adresse aussi aux élèves qui ont des difficultés d'apprentissage, indique-t-il.

«On a un service d'orthopédagogie au pensionnat. Il y a de l'animation et des études supervisées comme dans toutes les résidences scolaires, mais en plus, on a ajouté cette ressource professionnelle-là», dit-il.

Nathalie Houle, responsable de la résidence étudiante au Collège Notre-Dame-de-l'Assomption, indique qu'il y a 10 ans, le CNDA comptait 198 pensionnaires. Cette année, on en compte 54 soit 33 filles et 21 garçons. Il s'agit malgré tout d'une hausse puisqu'on n'en comptait 51 l'an passé.

La décision du CNDA d'ouvrir la résidence tous les jours, incluant le week-end, a été motivée par un besoin, indique-t-elle. «On reçoit de plus en plus de demandes de l'étranger. Les gens s'intéressent beaucoup au système d'éducation québécois. On en a neuf qui demeurent ici 7 jours sur 7. Les pensionnaires proviennent toutefois principalement du Québec, voire de la région, précise-t-elle.

Les jeunes qui demeurent au pensionnat le week-end sont bien encadrés, assure Mme Houle. «C'est une belle vie de famille. Il y a des activités. Il y a un encadrement aussi au niveau des études pour les jeunes qui ont de la difficulté. Tout le monde étudie, donc, ça motive», dit-elle.

Au Séminaire, le pensionnat se «garde certaines plages disponibles pour le service de gardiennage pour les parents pendant l'année. Ça, c'est très populaire», dit Pierre Normand. Les parents peuvent donc partir en vacances sans que leur enfant manque de classes, explique le directeur. Au CNDA, on offre aussi ce service ainsi qu'un service de pensionnat occasionnel. «Il y a des jeunes qui couchent ici un soir par semaine», illustre-t-elle.

«Ceux qui font du sport sont sur place pour leurs pratiques», ajoute Nathalie Houle. Certains ne resteront le week-end qu'à quelques occasions, par exemple pour prendre part à une compétition ou à une pratique particulière, indique Mme Houle.

La résidence du CNDA a été mise aux normes il y a environ 10 ans afin de mieux accommoder la clientèle.

Certains parents éprouvent des difficultés à assurer certains services professionnels à leur enfant avec des ressources externes.

«Au Séminaire, il y a une prise en charge totale», indique M. Normand. «Pour le parent, c'est une plus value incroyable. Sensiblement pour le même prix, l'enfant va avoir un rendez-vous avec l'orthopédagogue à 15 h 30, alors que le parent finit de travailler à 17 h», illustre le directeur.

Mme Houle reconnaît qu'il n'y a plus le même niveau de demandes pour les pensionnats, mais en restant sensible aux besoins, dit-elle, il est clair que le pensionnat a encore son rôle à jouer.

brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca

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