Baisse de 20 % des inscriptions au Séminaire Sainte-Marie

Richard Gaudreault, directeur du Séminaire Sainte-Marie.... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Richard Gaudreault, directeur du Séminaire Sainte-Marie.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Séminaire Sainte-Marie de Shawinigan accuse une baisse de 20 % d'inscriptions pour l'année scolaire 2015-2016. Elle avait amorcé l'année 2014-2015 avec 270 élèves. Selon le directeur, Richard Gaudreault, le phénomène est un contrecoup des informations qui ont circulé, en 2014, voulant que le ministre de l'Éducation réduise de 50 % ou plus les subventions aux écoles privées du Québec. Le ministre avait finalement écarté l'idée, en octobre dernier.

M. Gaudreault estime qu'il s'agit aussi d'un effet collatéral des autres coupes budgétaires dans l'appareil gouvernemental. «Il ne faut pas se cacher qu'une bonne partie de notre clientèle vient des hôpitaux, des CLSC, des CSSS, de la fonction publique où les gens se sont fait remettre en question au niveau de leur poste. Il s'est perdu des postes, il y a eu des transferts. Tout cela a créé de l'insécurité auprès des gens», analyse-t-il.

Richard Gaudreault estime que ces tractations ont fait craindre le pire aux parents tant et si bien qu'au lieu de contenir trois classes, le SSM n'en aura que deux cet automne.

«Je pense que le ministère de l'Éducation a effrayé nos clients potentiels lorsqu'il parlait de couper, en tout ou en partie, les subventions», analyse le directeur du SSM.

Cela est d'autant plus vrai que les informations qui circulaient «sont arrivées en plein moment des recrutements, des tests d'admission et classements, au mois d'octobre», rappelle Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés. M. St-Jacques estime que les suites de cette affaire se font plus sentir dans les régions où les bassins de population sont moins grands.

«On est prêt pour l'année prochaine, notre budget est fait», assure néanmoins le directeur du SSM. «On va passer à travers, mais il reste que ce n'est quand même pas facile», fait-il valoir en reconnaissant qu'il ne faudrait pas que la situation se poursuive trop longtemps.

Richard Gaudreault indique que le SSM travaillait pour combler trois classes en septembre prochain, «mais on va en avoir deux, c'est déjà bien», estime-t-il.

La situation arrive à un bien mauvais moment pour le SSM qui avait amorcé une belle remontée après avoir grandement souffert d'une chute brutale de ses effectifs scolaires.

Avant l'arrivée en poste de M. Gaudreault, en 2013, le SSM avait subi, pendant les six années précédentes, une chute de 56 % de ses élèves à la suite de la suspension de la formation au primaire. L'école secondaire shawiniganaise était aussi affectée, à ce moment-là, par la baisse démographique et les fermetures d'usines.

Le directeur ne cache pas qu'il sera obligé de «racler les fonds de tiroirs. On fait attention et on tient un budget serré», dit-il.

Richard Gaudreault rappelle que «les écoles privées du Québec épargnent 600 millions $ en frais de scolarité et 200 millions $ en frais d'immobilisation» au gouvernement du Québec.

«Si tout à coup les écoles privées fermaient leurs portes, c'est un montant que le ministère de l'Éducation aurait à assumer», fait-il valoir.

Pour mettre la cerise sur le gâteau, les parents des élèves du SSM devront encaisser, en septembre, une seconde hausse consécutive de 165 $ par élève pour le transport scolaire imposée par Québec, portant à 330 $ la facture que les parents devront encaisser par enfant.

En théorie, une troisième et dernière tranche de 165 $ pourrait aussi être facturée aux parents l'an prochain, mais selon ce qu'ont appris les directeurs d'écoles privées, il se peut que le ministère ne mette pas cette perspective à exécution.

Le président de la Fédération des établissements d'enseignement privés du Québec n'est d'ailleurs pas tendre à l'endroit du gouvernement à ce sujet.

Le ministère, dit-il «s'est rendu compte que cette mesure-là, qui enlevait le financement complet aux écoles privées, avait un impact aussi sur les écoles publiques.» Quand les autobus servent autant aux élèves du public que du privé, «il y a une économie réelle sur le réseau», fait-il valoir, parce que les autobus sont rentabilisés. En coupant sans en analyser d'abord les conséquences, «ça mettait en cause la stabilité du transport scolaire dans toutes les régions parce que le Québec, ce n'est pas petit», rappelle-t-il.

La Commission scolaire de l'Énergie a adopté son budget, mardi et, sur une note plus positive, il n'y aura pas d'augmentation de la taxe scolaire cette année, indique Renée Jobin, conseillère en communication. «La seule augmentation possible, dans certains cas, c'est si les gens ont vu l'évaluation de leur maison augmenter», nuance-t-elle.

Commission scolaire du Chemin-du-Roy

Du côté de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, on indique que les comptes de taxes seront postés le 21 août.

Le taux de taxation sera en effet adopté le 18 août.

Comme par les années passées, il sera possible de payer le compte en deux versements si le montant est égal ou supérieur à 300 $.

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