Mise à pied de l'ancien directeur-adjoint du CSAD

À gauche, Michel Montambeault alors qu'il était directeur... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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À gauche, Michel Montambeault alors qu'il était directeur adjoint du CSAD et Jean-Francois Picard, alors directeur.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le contrat du coordonnateur des ressources matérielles de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Michel Montembeault, qui était aussi directeur-adjoint du Complexe sportif Alphonse-Desjardins jusqu'en avril 2014, a été résilié par le conseil des commissaires le 10 juin pour «inconduite et un manquement grave de jugement et d'éthique.»

La Commission scolaire n'a pas voulu émettre de commentaire, jeudi. Il a donc été impossible d'affirmer que ce congédiement est directement en lien avec les problèmes financiers graves du CSAD soulevés par un rapport du vérificateur général du Québec, en juin 2014.

Le rapport du VGQ indiquait toutefois que le CSAD enfreignait la loi en ayant versé des rémunérations supplémentaires, pour l'année 2013, de 34 150 $ à Jean-François Picard, alors directeur général, et de 24 770 $ à Michel Montambeault, directeur adjoint, ce qui était contraire à la réglementation puisque depuis 2010, il est interdit d'offrir un boni de rendement au personnel-cadre des commissions scolaires.

Ces rémunérations du CSAD s'ajoutaient au salaire que recevaient déjà les deux hommes de la Commission scolaire.

Le conseil d'administration indique d'ailleurs que sa décision, au sujet de M. Montambeault, est en lien avec les analyses de la firme de juricomptabilité Accuracy.

Il y a un an, on se rappellera que la firme avait saisi les données des serveurs ainsi que les disques durs du CSAD. Par la suite, quatre rapports ont été émis à la Commission scolaire de même qu'au ministère de l'Éducation.

La résolution indique qu'il y a eu «des manquements graves» de la part du cadre en question.

La décision de mettre fin au lien d'emploi a été prise en raison de «l'importance des fautes reprochées au cadre, la nature du poste de coordonnateur des ressources matérielles et ses fonctions nécessitant un niveau de responsabilité et d'imputabilité, associé à une obligation de loyauté et d'honnêteté.»

Le conseil des commissaires indique avoir fait de «mûres délibérations» avant de prendre sa décision.

Tout comme M. Picard, M. Montembeault était en prêt de service au CSAD par la Commission scolaire. Il avait été réintégré en avril 2014 lorsque la Commission scolaire avait mandaté la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour effectuer un diagnostic de la situation financière et de la gestion du Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

Les commissaires avaient aussi mis fin, en avril 2014, au prêt de service de Jean-François Picard et rompu son lien d'emploi avec ce dernier.

On ne sait toujours pas encore si des poursuites seront intentées, en lien avec les problèmes de gestion vécus au CSAD. Toutefois, en mai dernier, la Commission scolaire a mandaté la firme d'avocats Morency afin d'étudier les rapports et d'analyser les possibilités de recours qui s'offrent à elle.

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