Une collection vestimentaire pour les élèves à l'école de Pointe-du-Lac

Les élèves des deux pavillons de l'école primaire... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Les élèves des deux pavillons de l'école primaire de Pointe-du-Lac apprivoiseront le port d'une collection vestimentaire dès la rentrée 2015-2016.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les élèves des deux pavillons de l'école primaire de Pointe-du-Lac apprivoiseront le port d'une collection vestimentaire dès la rentrée 2015-2016. La direction a décidé de proposer un chandail, une tunique et une veste, en maintenant la liberté pour ce qui est des pantalons ou des jupes. Le port de la collection sera optionnel pour la prochaine année, mais obligatoire dès 2016-2017.

Le directeur de l'école, Mario Tessier, indique que l'idée de l'uniforme provient d'une interpellation des parents sur le sujet. «C'est ma troisième année ici et, dès la première année, des parents m'ont abordé sur la question. Je préférais mieux connaître mon nouveau milieu avant de me prononcer. Des parents sont revenus avec le sujet au début de cette année, alors nous avons fait un sondage», relate M. Tessier.

Quatre-vingt trois pour cent des parents se sont prononcés, et 60 % d'entre eux se sont dits favorables à l'adoption de la collection vestimentaire. Parmi les motivations des parents à favoriser cette option, il y a ce que le directeur formule comme «la diminution des conflits possibles avec les enfants à propos des vêtements».

Cet argument vaut aussi pour le personnel de l'école, qui doit gérer un code vestimentaire. «Quand arrive l'été, les filles portent des camisoles. Nous avons établi des largeurs de bretelles pour les camisoles. Ce sujet a été discuté pendant une heure dans une réunion du conseil d'établissement... Aussi, on interdit les gilets avec des images de violence. Mais qu'est-ce qui est violent? Une tête de mort, est-ce que c'est violent?», illustre le directeur de l'école en ajoutant qu'il faut par ailleurs faire respecter les règles du code.

L'imposition d'un chandail de type polo pour tous éliminera ces considérations de «décence» et de condamnation de la violence graphique. Le directeur réitère aussi l'argument de l'aplanissement des différenciations sociales par la neutralité d'un uniforme, un argument souvent évoqué par les écoles qui l'imposent.

«C'est une question de fierté. Les parents et les enfants ont à coeur la visibilité de l'école. L'école, ce n'est pas que des pupitres, des chaises et des tableaux. C'est un milieu de vie», plaide Mario Tessier.

L'école de Pointe-du-Lac a requis les services de Flip Design, la même entreprise de Drummondville qui fournira la collection vestimentaire qui entrera en vigueur à l'école secondaire Chavigny en 2016-2017. La direction de l'école de Pointe-du-Lac a choisi de laisser facultative l'adoption de la collection pour la première année, «pour diminuer les coûts aux parents» qui pourront acheter les vêtements plus progressivement.

«Les pantalons et les jupes ne représentaient pas un problème. Alors nous avons un compromis qui permet de diminuer la discrimination, de rehausser l'estime de soi des élèves et de ne pas imposer de trop grands frais aux parents», conclut M. Tessier.

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