École Sainte-Marie: «un dossier extrêmement difficile», selon Giguère

Josée Cossette, directrice de l'école Sainte-Marie, a expliqué... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Josée Cossette, directrice de l'école Sainte-Marie, a expliqué lundi matin au député Pierre Giguère les problèmes qu'elle devait surmonter dans cet établissement.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les parents préoccupés par l'avenir des enfants de l'école Sainte-Marie, à Saint-Boniface, poursuivent leurs actions pour sensibiliser le gouvernement du Québec à l'importance d'ajouter de l'espace à l'immeuble pour soutenir la croissance du nombre d'enfants dans le village. Lundi matin, ils ont invité le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, à constater la situation de visu, une stratégie qui a produit son effet.

Le ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, François Blais, n'a toujours pas statué sur l'identité des nouveaux projets d'infrastructures dans lesquels le gouvernement du Québec investira à cette enseigne. À l'école Sainte-Marie, une somme de 2,8 millions de dollars est requise pour ajouter six classes et aménager un gymnase aux normes d'aujourd'hui.

La visite de M. Giguère s'effectuait alors qu'à travers le Québec, des parents, des enseignants et des élèves formaient des chaînes humaines pour protéger leurs écoles. La même initiative s'est produite à Saint-Boniface le 24 mai et malgré le contexte,

M. Giguère croit toujours que l'investissement réclamé par son milieu demeure possible.

Par contre, il reconnaît que la présence d'une trentaine de classes disponibles dans un rayon de moins de 20 kilomètres sur le territoire de la Commission scolaire de l'Énergie constitue un écueil important. En principe, des élèves du primaire à Saint-Boniface pourraient très bien être transportés à Shawinigan en toute conformité. Mais les parents, la Municipalité et la Commission scolaire de l'Énergie préfèrent que l'agrandissement se réalise afin d'apporter une solution permanente à la crise d'espace vécue en raison de la croissance de la population.

«Il y a un problème majeur, la question du 20 kilomètres», admet M. Giguère. «Il faut vivre avec ça. (...) C'est un dossier extrêmement difficile. On vit avec des contraintes, mais si on ne fonce pas et on ne travaille pas, on ne l'aura pas!»

Gymnase

À tout le moins, cette visite a permis au député de Saint-Maurice de vivre quelques instants la réalité de l'école Sainte-Marie pour les élèves et le personnel.

«Bien sûr, il y a des classes qui ont beaucoup de jeunes», commente-t-il. «Mais ce qui m'a frappé, c'est le gymnase et les vestiaires. Il n'y a pas de coin intime pour permettre aux enfants de se changer. Les équipements se retrouvent à l'autre bout de l'école. Je trouve que ça n'a pas grand-sens. C'est ce qui m'a frappé.»

«Je ne me suis jamais caché pour dire que je veux me servir du gymnase comme la clé du dossier», glisse-t-il. «J'en suis maintenant doublement convaincu.»

Toutefois, pour la Commission scolaire de l'Énergie, la première phase du projet consiste en l'ajout de six classes pour une somme de 1,4 million $. L'agrandissement du gymnase avec vestiaires et toilettes viendrait par la suite. Cette portion est évaluée à 1,395 million $.

«Même si on fait des classes, on reste avec le problème du gymnase», fait remarquer le député. «Même qu'on amplifierait le problème ! Il faut donc faire les deux.»

Marie-Ève Landry, représentante des parents de l'école Sainte-Marie, semblait satisfaite de l'effet produit chez M. Giguère.

«Nous voulions qu'il constate que nous sommes déjà à l'étroit», commente-t-elle. «Avec une augmentation d'élèves de 25 % d'ici trois ans, ce le sera encore plus !»

Mme Landry glisse que parmi les initiatives de sensibilisation à venir, une invitation au ministre François Blais à l'école Sainte-Marie n'est pas exclue.

En attendant, la Municipalité de Saint-Boniface a accepté de louer deux classes au deuxième étage de l'hôtel de ville pour accueillir les élèves de sixième année en 2015-2016. Le député a profité de son passage pour voir comment se matérialisera cette solution temporaire, qui inclut aussi un aménagement dans un troisième local pour accommoder le personnel enseignant.

Réal Julien, vice-président de la Commission scolaire de l'Énergie qui participait aussi à ces visites, indique que les coûts engendrés par ce déplacement pour la prochaine année scolaire sont toujours analysés.

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