L'entrepreneuriat scolaire en action!

On retrouve sur la photo, Émile Lafrenière-Racine et... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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On retrouve sur la photo, Émile Lafrenière-Racine et Arnaud Lambert, de l'école Notre-Dame-du-Rosaire, leur enseignante Yolande Grenier, Claude Poudrier, directeur du BEEC, et soeur Diane Robert, dominicaine, présidente du conseil d'administration de la base de plein air Ville-Joie.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les dividendes de l'entrepreneuriat scolaire ont été exposés mardi, alors que des élèves, des étudiants et des enseignants de tous les niveaux ont présenté les projets réalisés au profit du centre Plein air Ville-Joie dans une démarche d'entrepreneuriat scolaire axé sur l'environnement.

Claude Poudrier, initiateur du modèle pédagogique de la «Recherche-action pour la résolution de problème communautaire» et directeur du PEEC (Programme Éducation Environnement Entrepreneuriat Citoyenneté) était fier d'illustrer la concrétisation de l'approche qu'il valorise depuis une quinzaine d'années. «Le centre Plein air Ville-Joie est un endroit exceptionnel. L'idée était de créer, avec des groupes scolaires, un centre d'entrepreneuriat en environnement», explique-t-il, ravi d'avoir réuni les niveaux primaire, secondaire, collégial et universitaire dans ce projet-ci.

Au terme de cette première année, plusieurs initiatives ont été mises de l'avant. Les élèves de 4e et 5e année de la classe de Yolande Grenier, à l'école Notre-Dame-du-Rosaire, ont entre autres nettoyé les berges de la plage de la base de plein air, ratissé les feuilles mortes et répertorié différentes essences d'arbres pour concevoir des affiches les décrivant.

Ces tâches ont été accomplies après que les élèves eurent identifié des problèmes particuliers sur le site en suivant les étapes du modèle de recherche-action développé par Claude Poudrier.

En animant l'avant-midi de présentations, mardi, ce dernier a réitéré l'importance du principe d'«être en action», avant d'énumérer les habiletés et compétences visées par son modèle: «Parmi les éléments pédagogiques, il y a la communication, comme ce que font les élèves ici ce matin; il y a aussi le développement de l'esprit critique basé sur des arguments, la persévérance, l'habileté d'être stratégique, de faire affaire avec des partenaires...»

Yolande Grenier est à même de constater concrètement les bénéfices des projets entrepreneuriaux chez les enfants. «Moi, j'ai vu mes élèves évoluer là-dedans. J'ai vu ce que ça leur apporte. Ils sont plus autonomes, plus créatifs, prennent des initiatives, développent leur estime de soi, leur assurance...», cite-t-elle.

À un autre palier d'enseignement, Luc Marchand vante également les bienfaits de l'entrepreneuriat scolaire, mais pour les élèves de la formation professionnelle. Ceux du centre Qualitech, pour lequel il travaille, ont eux aussi intégré dans leurs cours des projets pour soutenir Ville-Joie. Des porte-clés à l'effigie du site ont été réalisés avec la participation des programmes d'ébénisterie et de fonderie, tandis que les élèves en soudage sont en train de terminer la fabrication d'une remorque pour rabaska.

Pour ajouter à la synergie entre les niveaux d'enseignement, la finition des 350 porte-clés a été faite par des élèves du cours de technologie à l'école secondaire Chavigny. Christian Hamelin, enseignant en 6e année à l'école Pointe-du-Lac, a pour sa part offert de vendre les porte-clés pour contribuer au financement de Ville-Joie.

«On entend beaucoup parler de coupures en éducation, ces temps-ci. Mais se mettre en action, ce n'est pas qu'une question d'argent, c'est aussi une question de volonté et d'implication», considère Luc Marchand, avant d'ajouter: «Les élèves en formation professionnelle sont à deux pas du marché du travail. C'est très important de stimuler l'entrepreneuriat en faisant des projets en partenariat, en s'impliquant auprès d'organismes.»

Des élèves et étudiants d'autres institutions ont pour leur part réalisé des outils de communication pour Plein air Ville-Joie. Par exemple, les jeunes de cinquième secondaire du Three Rivers Academy ont réalisé une vidéo promotionnelle, et les étudiants du Collège Laflèche ont refait des cartes et ont accru la visibilité du centre sur les médias sociaux.

L'Université du Québec à Trois-Rivières a contribué par la participation du professeur Pierre Magnan, qui a accompagné des étudiants en chimie du Collège Laflèche dans leur analyse de la qualité de l'eau sur les berges du lac Saint-Pierre.

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