Coupes dans les écoles: la région n'y échappera pas

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Du côté de la Commission scolaire de l'Énergie, une légère hausse de la tarification du transport scolaire a déjà été approuvée à l'occasion d'une rencontre des commissaires, en mars.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les commissions scolaires de la région annonceront, au cours de la semaine prochaine, quels moyens elles entendent prendre pour appliquer les nouveaux paramètres budgétaires qui ont été dévoilés cette semaine par Québec, incluant les nouvelles compressions budgétaires qui s'y rattachent.

À la Commission scolaire de l'Énergie, on prévoit déjà qu'il y aura des abolitions de poste assez importantes, surtout du côté du centre administratif, a indiqué vendredi, au Nouvelliste, la responsable des communications, Renée Jobin.

Du côté des Commissions scolaires du Chemin-du-Roy et de la Riveraine, on s'affaire à y voir plus clair, mais aucune mesure ne sera dévoilée avant la semaine prochaine.

Du côté de la Commission scolaire de l'Énergie, une légère hausse de la tarification du transport scolaire a déjà été approuvée à l'occasion d'une rencontre des commissaires, en mars.

Le tarif familial passera de 400 $ à 440 $ tandis que le tarif individuel passera de 200 $ à 220 $. «C'est la Commission scolaire qui fixe ses tarifs et je sais qu'on est une des commissions scolaires, au Québec, où les tarifs sont les plus bas», indique Mme Jobin, «et ce, malgré les distances importantes. Mais c'est sûr que c'est un service qui est déficitaire», dit-elle, «surtout avec la venue des concentrations. Les élèves peuvent fréquenter l'école qui offre la concentration de leur choix. Donc, on n'est plus dicté par le secteur d'appartenance», précise-t-elle.

On sait que le gouvernement a annoncé, l'automne dernier, une hausse des tarifs des services de garde en milieu scolaire qui sont passés à 8 $ par jour. «C'est certain qu'on va se conformer à ces tarifs-là», indique Mme Jobin.

Pour le reste, dit-elle, «il n'est pas question de refiler la facture aux parents malgré les compressions majeures».

Du côté de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, la responsable des communications, Manon Beaudry, indique que le service des ressources financières et le conseil des commissaires se penchent sur les nouvelles données en vue de l'adoption du nouveau budget, fin juin. Il est donc trop tôt pour indiquer les orientations qui seront prises.

«Notre grand objectif, c'est le minimum de coupes, dans les services et le personnel et de protéger les payeurs de taxes», a indiqué hier le président, Claude Lessard.

Du côté de la Commission scolaire La Riveraine, dont l'ancien ministre de l'Éducation avait prévu la fusion avec une autre commission scolaire du Centre-du-Québec, on ne pouvait pas annoncer, hier, ce que les nouvelles compressions impliqueront pour l'année scolaire 2015-2016.

La présidente, Marjolaine Arsenault ne prévoit pas l'abolition de postes, mais plutôt des non-remplacements. «Mais ce n'est rien d'officiel», tient-elle à préciser.

En fait, la Commission scolaire attend toujours le projet de loi qui établira les paramètres de sa future fusion, explique Mme Arsenault.

Ce projet de loi, explique-t-elle, doit inclure «la gouvernance, les fusions des commissions scolaires et la décentralisation. Je pense que c'est trop gros», dit-elle. «Ça ne se fait pas comme ça. Il faut des paramètres», fait-elle valoir.

«Ce qu'on a su, c'est que ce serait probablement un projet de loi à l'automne», dit-elle, en indiquant que sa commission scolaire aurait préféré avoir les confirmations bien avant pour avoir le temps de travailler les divers paramètres à considérer lors d'une fusion. «Il faut harmoniser les conventions collectives et les services. On a besoin de paramètres financiers aussi. Mais je pense qu'ils ne sont pas prêts. On n'a rien. On est en attente. C'est désagréable parce que c'est inquiétant», dit-elle en ajoutant que les gens se posent des questions à savoir si ça va se faire ou pas ou si c'est déjà fait.

Selon les bribes d'information qu'elle a obtenues, le projet de loi serait déposé à l'automne. «Plus ça va, plus ils nous coupent notre délai de travail», déplore-t-elle, puisque la date prévue de la fusion est supposée être en juillet 2016.

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