La souveraineté vue par les jeunes

Les élèves de quatrième secondaire de l'école Jean-Nicolet... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les élèves de quatrième secondaire de l'école Jean-Nicolet ont donné leur point de vue sur la souveraineté du Québec lors d'un débat. Sur la photo, Andréa Gendron explique pourquoi elle est contre.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Anne-Sophie St-Gelais-Nash
Le Nouvelliste

(Nicolet) Au moment où la question d'indépendance du Québec est plus présente en raison de la course à la chefferie du Parti québécois, une vingtaine d'élèves de quatrième secondaire de l'école Jean-Nicolet ont simulé un débat digne de vrais politiciens. Vingt ans après la tenue du deuxième référendum, les élèves reflètent l'opinion plus que partagée qu'avait alors la société: un seul point a fait pencher la balance couronnant ainsi les opposants à la souveraineté.

«Une nation unie est une nation forte» et «vive le Québec libre». Ce sont sur ces paroles qu'a débuté la sixième édition du débat des étudiants dans le cadre de leur cours d'éthique et de culture religieuse. L'activité s'est tenue devant une salle remplie d'une centaine d'élèves, de parents et de politiciens sans oublier les trois membres du jury.

L'indépendance du Québec n'a plus de secrets pour ces élèves. Après trois mois de préparation, ils ont tous livré, avec assurance, des discours mettant différents enjeux politiques de l'avant: l'éducation, la santé, la sécurité, les immigrants et les ressources naturelles. Chaque membre de l'équipe avait une spécialité dans laquelle il citait politiciens, statistiques, études et journalistes.

La lutte a été serrée, mais l'équipe pro Canada a finalement eu le dessus par la marque de 135 à 134. Les huit périodes de réfutation ont permis de faire ressortir les meilleurs arguments de chacun. Alors que l'équipe pour la séparation du Québec a misé surtout sur les ressources naturelles et la richesse du Québec, le «Non» a plutôt mis l'accent sur l'armée canadienne et l'immigration.

Impossible d'oublier l'enjeu de la langue française et la place qu'elle occupe dans la province. «Le français doit rester au Québec. C'est la protection de notre langue, mais aussi de notre culture», a indiqué l'un des élèves. Chaque parti a souligné la présence de la loi 101 sans en partager la même opinion. «Les francophones sont moins scolarisés que les anglophones. Comment le Québec va-t-il garder sa langue française s'il ne peut pas encadrer la loi 101», a d'ailleurs répliqué un opposant.

L'enseignant responsable, Gaston Richard, s'inspire de l'actualité pour évaluer le dialogue de ses élèves. «C'est scruté, c'est fouillé. Les étudiants sont formés et personne ne monte sur scène si ce n'est pas préparé au quart de tour», assure-t-il. Les jeunes ont d'ailleurs eu l'occasion de pratiquer la formule grâce à deux débats en classe.

«La souveraineté, ce n'est pas l'enjeu du Canada, c'est le choix du Québec», a lancé haut et fort en terme de conclusion un étudiant favorable à un Québec indépendant. «Le Québec qui abandonne sa nation n'est aucunement synonyme de puissance», s'est permis de rétorquer un élève défavorable.

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