Des centaines d'enseignants manifestent à Trois-Rivières

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Des centaines d'enseignants ont manifesté jeudi à l'angle des boulevards des Forges et des Récollets.

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(Trois-Rivières) Quelques centaines d'enseignants, entre 500 et 700 selon les sources, ont manifesté bruyamment jeudi en fin de journée, à Trois-Rivières.

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La présidente du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges, Claudia Cousin.

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Postés aux quatre coins de l'intersection très achalandée des boulevards des Forges et des Récollets, les manifestants ont dénoncé en pleine heure de pointe les offres du gouvernement dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

Des enseignants de Nicolet et de Bécancour étaient également présents avec les collègues de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy lors de cette manifestation très festive et animée. La façade d'une école, qu'on aperçoit sur les affiches utilisées par les syndiqués, a même été aménagée sur place. Plusieurs automobilistes ont d'ailleurs klaxonné en appui aux manifestants. 

La présidente du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges, Claudia Cousin, affirme que les offres patronales sont méprisantes envers les enseignants. «Les enseignants sont si nombreux à manifester, car ils ne tolèrent pas le mépris que le gouvernement a envers eux. Ce n'est pas vrai qu'on mérite ce que le gouvernement nous offre», a-t-elle dénoncé en affirmant que les parents d'élèves les appuient majoritairement dans leur combat. 

«Nous avons déjà vu une aussi forte mobilisation, mais jamais dans les dernières années. Le mépris quand ça frappe, les gens réagissent.»

Les membres du personnel de la Three Rivers Academy, l'école anglophone de Trois-Rivières, étaient aux côtés de leurs collègues des écoles francophones à la manifestation d'hier. Les enseignants des écoles anglophones ont eu les mêmes offres patronales. 

Rappelons que les offres du gouvernement Couillard suggèrent notamment l'élimination du ratio maître-élèves moyen, l'inclusion de davantage d'élèves en difficulté dans les classes ordinaires, l'augmentation du nombre d'élèves par classe au primaire et au secondaire, la révision du salaire des jeunes enseignants qui intègrent la profession, la réduction des droits parentaux des enseignants, ainsi que la réduction de la contribution de l'État au programme d'assurance-salaire. Le gouvernement propose de plus des augmentation de salaire de 3 % sur cinq ans, alors que le front commun du secteur public demande 13,5 % d'augmentation sur trois ans.  

La présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Josée Scalabrini, ainsi que le président de l'Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec qui représente les écoles anglophones, Richard Goldfinch, étaient de la manifestation de Trois-Rivières. 

«Nous tenons ce types d'actions partout au Québec», a lancé Mme Scalabrini. «Les gens sont là et sont mobilisés. Ils viennent dire qu'ils ne veulent pas de ce qui a été mis sur la table. La cour est pleine et nous tenons l'école à bout de bras. Même si nous avons un beau système d'éducation au Québec, nous sommes tannés de porter seuls toutes les responsabilités de l'école au Québec.»

Depuis le dépôt des offres du gouvernement en décembre dernier, les deux parties se sont rencontrées plusieurs fois, mais les négociations n'ont pas vraiment débuté. «Les deux côtés se sont expliqué les demandes, mais là nous entrons dans une période plus intensive de négociations», a souligné Mme Scalabrini. 

«Ce qui est très difficile présentement, c'est que la partie patronale a bâti des demandes axées simplement sur la récupération d'argent, qui n'ont rien à voir avec la réussite des élèves et les conditions de travail dans lesquelles on met les enseignants pour qu'ils aident nos élèves à réussir.»

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