École Sainte-Marie: le député Giguère pointe du doigt la commission scolaire

Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.... (François Gervais)

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Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, comprend les parents de Saint-Boniface de multiplier les démarches pour l'agrandissement de l'école Sainte-Marie, mais il ne va pas jusqu'à leur accorder un appui formel pour obtenir la subvention de 2,8 millions $ requise pour réaliser ce projet. Son inconfort vient notamment du travail réalisé par la commission scolaire de l'Énergie jusqu'à maintenant.

«Je ne suis pas gêné de dire que dans ce dossier-là, la commission scolaire n'a pas pris ses responsabilités», dénonce-t-il. «Quand le chapeau nous fait, on le met. Parfois, ça ne fait pas notre affaire, mais quand on a des responsabilités, il faut les prendre.»

À mots à peine couverts, le député de Saint-Maurice accuse la commission scolaire de l'Énergie de louvoyer pour se soustraire à la colère de parents fortement mobilisés.

«L'école Sainte-Marie n'est pas assez grande, on est tous d'accord», explique le député. «Mais en bon gestionnaire, est-ce que l'agrandissement est la meilleure solution? Y a-t-il des locaux libres sur le territoire? Est-ce que la commission scolaire a besoin de ces locaux? Pourrait-elle les mettre en vente?»

«La commission scolaire est payée pour jouer ce rôle; ça nous coûte des centaines de milliers de dollars par année», poursuit-il. «Qu'ils jouent leur rôle!»

L'investissement à l'école Sainte-Marie permettrait d'ajouter six classes et d'aménager un nouveau gymnase avec vestiaires. La forte croissance démographique explique ce besoin. Pour l'année scolaire 2015-2016, la Municipalité a accepté de louer deux locaux dans son édifice, mais les parents souhaitent que le projet présenté en juin 2014 par la commission scolaire de l'Énergie reçoive une réponse positive du gouvernement pour éviter que des jeunes soient éventuellement transférés dans une école de Shawinigan.

Lors de l'assemblée publique de lundi soir, il a été mentionné que le député recevrait bientôt une pétition de la population bonifacienne réclamant l'agrandissement de son école primaire. M. Giguère assure qu'il l'acheminera à son collègue François Blais sans problème.

Questionné à savoir s'il appuyait la démarche des parents, le député se crispe.

«C'est facile de mettre la responsabilité sur les autres», rougit-il. «Que la commission scolaire explique ses règles!»

«S'il n'y a pas de locaux disponibles, je répondrai qu'il faut foncer et que ça presse pour construire l'agrandissement de l'école», ajoute M. Giguère. «S'ils ont des locaux mais qu'ils en ont besoin, c'est la même chose : il faudra construire. Mais s'ils ont des locaux de trop... Ce qu'on fait pour Saint-Boniface, il faudra le faire pour les autres. J'aimerais bien dire que j'appuie l'agrandissement de l'école les yeux fermés, mais ce ne serait pas responsable. Il faut regarder le dossier au complet.»

M. Giguère accuse la commission scolaire de ne pas avoir assuré le suivi de ce dossier depuis l'adoption d'une résolution à la séance ordinaire du conseil des commissaires le 17 juin 2014. Le projet d'agrandissement de l'école Notre-Dame, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, avait aussi fait l'objet d'un appui lors de cette séance. Dans ce cas, il s'agit d'un projet évalué à 1,277 million $ et la réponse est aussi attendue en mai.

«Jusqu'à il y a un mois, la commission scolaire était assise sur ses lauriers dans ce dossier depuis juin l'an passé», prétend le député. «C'est nous qui avons dû communiquer avec le cabinet pour savoir où c'était rendu et le personnel n'avait même pas eu de suivi de la commission scolaire. Je n'irai pas faire le job de la commission scolaire. Présentement, elle se donne le beau rôle contre le méchant gouvernement. Nous avons des règles à suivre. Si on passe outre, ça aura un impact ailleurs au Québec. Il faut que ce soit rationnel.»

Le député souhaite également rectifier une interprétation du maire de Saint-Boniface, qui mentionnait, lors de l'assemblée publique de lundi, que le gouvernement mettait la priorité sur les grands centres pour l'agrandissement des écoles.

«Je ne sais pas où il prend son information, mais elle est fausse», corrige-t-il. «On construit les écoles où sont les demandes, les priorités.»

M. Giguère assure les parents de toute sa collaboration dans ce dossier, mais s'étonne un peu que personne n'ait encore cherché à entrer en contact avec le personnel de son bureau de l'avenue de la Station.

«On n'a jamais refusé de donner de l'information ou d'accorder un rendez-vous», indique-t-il. «Les parents ne sont pas encore venus nous rencontrer. Nous allons finir par les joindre, mais dans la logique des choses, ce serait à eux d'appeler leur député, je pense.»

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