Les élèves de Saint-Boniface resteront chez eux

Le président et le directeur général de la... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le président et le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie, Jean-Yves Laforest et Denis Lemaire, lors de la rencontre à l'école primaire Sainte-Marie. Cette école sera confrontée à une surpopulation d'élèves l'an prochain.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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(SAINT-BONIFACE) Confrontée à un manque de places à l'école Sainte-Marie, la Commission scolaire (CS) de l'Énergie a finalement décidé d'aménager deux classes de sixième année dans l'hôtel de ville de Saint-Boniface, situé à un jet de pierre de l'école actuelle. Soulagés, les parents n'auront donc pas à envoyer leurs enfants de maternelle dans une école de Shawinigan, la ville voisine. Ceux-ci entendent maintenant mettre de la pression afin que le projet d'agrandissement de l'école Sainte-Marie soit accepté par le ministère de l'Éducation, Enseignement supérieur et Recherche.

Une des créatrices du groupe intitulé «Pour que les enfants de Saint-Boniface soient à l'école à Saint-Boniface» sur le réseau social Facebook, Marie-Eve Landry, s'est dite contente de la décision de la CS de l'Énergie. À l'instar de plusieurs parents de l'école primaire, la possibilité de déplacer des enfants de Saint-Boniface vers une école du secteur Shawinigan-Sud n'était absolument pas acceptable. Invités par la CS, ils étaient près de 150 parents réunis lundi soir lors d'une rencontre sur la stratégie adoptée pour la prochaine année scolaire. «Ça me satisfait et je pense que ça satisfait aussi les parents», a lancé d'emblée Marie-Eve Landry après la rencontre.

Situés tout près de l'école, les bureaux municipaux, une ancienne école, ne nécessiteront pas beaucoup de travaux. Les classes sont déjà là et il ne reste que des pupitres et des tableaux intelligents à installer. De plus, les deux cours d'école communiquent, rendant les déplacements occasionnels des élèves, des enseignants et des membres du personnel plus faciles. En plus des deux classes, un local pour les enseignants et les professionnels sera aménagé.

«Ce n'est pas la solution idéale, mais c'est la moins pire», avoue le directeur général de la CS de l'Énergie Denis Lemaire. «Je suis contente que les enseignantes de sixième année aient des inquiétudes [notamment au niveau de la gestion quotidienne], mais qu'elles se sentent quand même impliquées. Elles ne seront pas contre nous et elles vont aussi faire des concessions. C'est très gentil de leur part. Ça va permettre à nos enfants de maternelle, comme mon petit gars, de partir comme il faut son cheminement scolaire», note Marie-Eve Landry. «Les locaux qui seront utilisés sont propres et les toilettes sont neuves. C'est très satisfaisant. Pour leur sécurité, c'est ce qui a de mieux.»

Le président de la CS de l'Énergie, Jean-Yves Laforest, était ravi que la solution retenue réponde aux préoccupations des parents. «C'est une solution qui permet de garder les enfants ici à Saint-Boniface. C'était leur préoccupation la plus importante», souligne M. Laforest. «Les gens sont conscients qu'il y aura des inconvénients, mais ils sont prêts à les accepter.»

Conscients que l'utilisation de locaux municipaux est une mesure temporaire, les parents souhaitent que le ministère de l'Éducation approuve le projet d'agrandissement déposé par la CS de l'Énergie. Ce projet prévoit la construction de six classes sur deux niveaux ainsi que la construction d'un gymnase de deux plateaux avec vestiaires. Les deux projets totalisent 2,8 millions $.

Ce projet est nécessaire pour que l'école Sainte-Marie continue d'enseigner à tous les enfants de Saint-Boniface, dont leur nombre est en croissance continue. Si l'école accueille 416 élèves cette année, 429 sont attendus l'année prochaine et 461 en 2016-17. Les projections de la CS indiquent même que près de 523 enfants seront en âge d'aller à l'école primaire à Saint-Boniface en 2018-19.

«L'agrandissement de l'école, c'est encore ce qu'il y a de mieux. On ne laissera pas ça passer, c'est certain», précise Mme Landry. «Nous attendons la réponse du ministère au mois de mai et nous avons hâte de l'avoir.»

Une pétition demandant au député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, d'intervenir auprès du ministre de l'Éducation afin de favoriser le projet d'agrandissement de l'école est d'ailleurs en circulation. Déjà, près de 1200 signatures ont été recueillies. «Nous voulons toucher nos élus. Et nous allons prendre les idées des parents sur ce qu'on peut faire», note Marie-Eve Landry.

Cette pression exercée par les parents pourrait faire la différence auprès du gouvernement qui tient très serré les cordons de sa bourse en cette période d'austérité. Le président de la CS souhaite que cette mobilisation porte ses fruits. Si certains parents sont arrivés à la rencontre avec un esprit de confrontation, ils sont repartis alliés de la CS. «C'est sûr qu'avec des circonstances où les finances publiques sont moins accessibles, la différence entre un projet qui est accepté ou non, c'est la mobilisation, la démonstration par les parents que leur projet est vraiment important», estime M. Laforest.

gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca

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