Les manifestations se poursuivent

Trois manifestations de syndiqués de la Commission scolaire... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

Agrandir

Trois manifestations de syndiqués de la Commission scolaire de l'Énergie ont eu lieu mercredi en fin de journée à Shawinigan et à La Tuque.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Shawinigan) Les enseignants, les professionnels ainsi que les membres du personnel de soutien de la Commission scolaire de l'Énergie poursuivent leurs moyens de pression. Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs participé mercredi à trois manifestations simultanées à Shawinigan et à La Tuque afin de dénoncer les propositions du gouvernement dans le cadre du renouvellement de leurs conventions collectives.

«On ne peut lâcher le morceau. Il faut s'en occuper, car le gouvernement est déterminé et il est en mesure d'exercer sa détermination», a lancé René Lang, président du Syndicat des employés de soutien de la Mauricie affilié à la CSQ.

Plusieurs employés de la Commission scolaire de l'Énergie étaient rassemblés à l'angle de la 4e Rue et de l'avenue de la Station, au centre-ville de Shawinigan, à l'intersection de la 5e Avenue et de la 17e Rue, dans le secteur Grand-Mère, de même que devant l'école Centrale, à La Tuque.

«Il faut sensibiliser la population car le gouvernement Couillard est vraiment déterminé à atteindre le déficit zéro. Il veut l'atteindre pour l'avenir des jeunes, mais il va rester quoi pour leur avenir si on coupe dans le système de l'éducation», a ajouté M. Lang. «C'est très inquiétant ce qui se passe.»

Au centre-ville de Shawinigan, les syndiqués étaient positionnés aux quatre coins de l'intersection. Lorsque le pictogramme permettait aux piétons de traverser, les manifestants changeaient systématiquement de coin de rue.

Certaines personnes ont de plus remis de l'information aux automobilistes qui attendaient au feu rouge. Nombreux étaient d'ailleurs les automobilistes à klaxonner en guise de soutien. «Les gens commencent à se réveiller. Le discours du gouvernement ne passera plus. Nous sommes très contents de l'appui», a également noté René Lang.

Patrick Deschênes est enseignant à l'école secondaire Val-Mauricie. Présent lors de la manifestation du centre-ville, il a souligné que d'autres moyens de pression sont à venir. Il indique que les changements souhaités par le gouvernement vont nuire à la qualité de l'enseignement.

«Les offres sont vraiment inacceptables. Tout est basé sur des chiffres et l'argent, mais nous on travaille avec des gens. L'aspect austérité dans notre cas, ça ne s'applique pas. Les élèves sont là et il faut qu'on s'en occupe», a-t-il affirmé.

L'enseignant du secondaire estime par ailleurs, à l'instar des syndicats qui représentent ses confrères, que l'augmentation du nombre d'élèves par classe souhaitée par le gouvernement nuira à l'encadrement des élèves en difficulté.

«Augmenter le nombre d'heures assignées à l'école pour les enseignants, c'est renier le fait que nous sommes déjà là. Nous avons même fait l'exercice pour démontrer que nous donnons plus de temps que ce que nous sommes payés.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer