Abolition des élections scolaires: «C'est un peu ignoble»

Marjolaine Arseneault, présidente de la Commission scolaire de... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Marjolaine Arseneault, présidente de la Commission scolaire de la Riveraine.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Les déclarations du ministre de l'Éducation concernant sa décision d'abolir les élections scolaires ont été mal reçues dans les commissions scolaires de la région.

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Claude Lessard, président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

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Le président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Claude Lessard, avoue qu'avec un nouveau ministre à l'éducation, il s'attendait à ce qu'il y ait plutôt des discussions.

M. Lessard estime que la décision du ministre «est un recul pour la démocratie.» «Est-ce qu'on a regardé d'autres solutions?», se demande le président en rappelant que beaucoup de gens croient encore qu'ils n'ont pas le droit de voter aux élections scolaires parce qu'ils n'ont pas d'enfant ou qu'ils ne sont pas propriétaires.

La présidente de la Commission scolaire de la Riveraine, Marjolaine Arsenault, commence de son côté à croire que le gouvernement fait faire le sale boulot aux conseils d'administration qui viennent d'être élus pour mieux s'en départir après.

«On nous annonce des coupes de 350 millions $ pour la prochaine année. C'est nous qui travaillons là-dessus. On est en négociation de convention collective. On doit appuyer le gouvernement en tant que patron dans ce qu'il propose pour notre personnel. On nous demande de faire des fusions de commissions scolaires et on n'attend même pas que tout ça soit fait qu'on nous annonce qu'on va disparaître», analyse Mme Arsenault. «Il pourrait avoir une petite gêne», dit-elle. «C'est un peu ignoble.»

Claude Lessard est du même avis. Les nouvelles règles budgétaires sont sur le point de sortir, dit-il. «On va avoir des efforts à faire encore d'une façon importante. On demande aux gens de se fusionner et par la suite, on dit: Faites la mauvaise job et après, on va vous faire disparaître», résume-t-il.

Du côté de la Commission scolaire de l'Énergie, le président, Jean-Yves Laforest, préfère ne pas commenter parce que le scénario est, selon lui encore flou et indéterminé, a fait savoir mardi la responsable des communications, Renée Jobin, en donnant suite à notre demande d'entrevue.

La présidente de la Commission scolaire de la Riveraine estime de son côté que le gouvernement n'a jamais appuyé les dernières élections scolaires. «Pendant les élections, il nous disait: On va regarder ça aller et probablement qu'on va vous abolir après s'il n'y a pas de taux de participation», rappelle-t-elle.

Claude Lessard craint, avec cette décision, que «le transport scolaire soit géré par des gens de Québec qui ne savent probablement pas où est Saint-Luc-de-Vincennes. On a 14 000 élèves qui sont véhiculés. À l'automne, des fois, on en oublie un et ça fait les manchettes. Vous allez me dire que quelqu'un, à Québec, sur un étage, va mieux faire ça que les permanents et que les gens qui connaissent bien leur milieu?», questionne-t-il.

«On est là pour le service aux élèves», renchérit Mme Arsenault. «On représente la population. On est à l'écoute de nos milieux», dit-elle, en se demandant comment le gouvernement «va réussir à mettre des gens qui seront là seulement pour l'intérêt des élèves.»

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