Des enseignants dénoncent l'offre du gouvernement

La présidente du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges,... (Photo: Gabriel Delisle, Le Nouvelliste)

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La présidente du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges, Claudia Cousin, était accompagnée mercredi soir d'environ 75 enseignants afin de dénoncer les offres patronales déposées en décembre dernier par Québec.

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(Trois-Rivières) Les offres patronales en éducation déposées par le gouvernement de Philippe Couillard en décembre dernier sont décriées par les enseignants de la Commission scolaire (CS) du Chemin-du-Roy. Ils étaient près de 75 mercredi soir à se présenter à l'assemblée des commissaires afin de dénoncer ces offres qu'ils jugent «inacceptables et odieuses».

Les enseignants du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges, un regroupement qui représente quelque 1900 enseignants du préscolaire à la formation professionnelle, voulaient démontrer à la direction de la CS et aux commissaires leur mécontentement. Portant des gilets sur lesquels étaient inscrit «Profs, ma fierté», les enseignants se sont massés dans la salle du conseil afin d'appuyer leur présidente, Claudia Cousin, venue livrer un discours. La présidente du syndicat a fait part des préoccupations de ses collègues dès le début de l'assemblée. «Les offres sont irréfléchies et inconcevables. Il n'y a pas de mot pour dire comment les enseignants se sentent après les offres patronales. C'est inconcevable de nous demander de travailler plus et de ne pas offrir d'augmentation salariale pendant deux ans», a confié Claudia Cousin.

«C'est irrecevable de nous dire qu'on nous a accordé une baisse du nombre d'élèves par groupe au cours des dernières années et que là, on songe à ramener le nombre d'élèves par classe à ce qu'il était il y a cinq ou dix ans. C'est odieux de dire aux enseignants en milieux défavorisés que c'était mieux quand ils avaient 29 élèves dans le groupe au lieu d'en avoir 20. Et que de penser que neuf élèves de plus dans une classe de 6e année en milieux défavorisés ne feront pas de différence», ajoute l'enseignante qui est rattachée à l'École primaire Mond'Ami située dans le quartier Saint-Philippe à Trois-Rivières où résident plusieurs familles défavorisées.

Par ailleurs, les enseignants jugent que leur travail n'est pas reconnu à sa juste valeur. «Je parle de reconnaissance au quotidien et non d'une seule et unique soirée reconnaissance dans un théâtre du centre-ville. La reconnaissance c'est d'apporter un soutien concret quand on en a besoin. Ce n'est pas de nous répondre qu'on ne peut nous aider, car le rôle de la direction est de faire des tâches administratives», a déclaré devant les commissaires la présidente du syndicat. «L'enseignement est bien plus qu'un travail.»

Rappelons que les offres patronales du gouvernement Couillard suggèrent notamment l'augmentation du nombre d'élèves par classe au primaire et au secondaire, l'élimination du ratio maître-élèves moyen, l'inclusion de davantage d'élèves en difficulté dans les classes ordinaires, la réduction des droits parentaux des enseignants, la révision du salaire des jeunes enseignants qui intègrent la profession ainsi que la réduction de la contribution de l'État au programme d'assurance-salaire.

En réponse à la déclaration de la présidente du syndicat de l'enseignement, le président de la CS du Chemin-du-Roy, Claude Lessard, a affirmé qu'il «ne croyait pas que les enseignants ne travaillent pas». Il a demandé d'avoir une copie du discours de Mme Cousin afin de faire part des préoccupations des enseignants lors de la prochaine rencontre de la Fédération des commissions scolaires, prévue la semaine prochaine.

De son côté, la directrice générale de la CS, Hélène Corneau, affirme que la CS n'a pas été consultée par le gouvernement pour la préparation des offres patronales. «C'est d'abord au plan national que ça va se négocier», a répondu Mme Corneau.

«Les offres patronales et les demandes syndicales nous laissent voir un printemps qui ne sera pas facile.»

Les enseignants de la CS du Chemin-du-Roy n'abandonneront pas. Ils entendent mettre de l'avant des moyens de pression au cours des prochains mois. «On ne fait que commencer», note Mme Cousin.

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