UQTR: «C'est au ministre de l'Enseignement supérieur de gérer ça»

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Ce sera au ministre de l'Enseignement supérieur de venir examiner ce qui se passe présentement au sein de l'UQTR, estime Michel Nadeau, directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Selon Michel Nadeau, directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques, la majorité des membres du CA de l'UQTR sont redevables à la rectrice, Nadia Ghazzali. Le CA ne jouit donc pas de toute l'autonomie qu'il devrait avoir.

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Michel Nadeau

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Ce sera donc au ministre de l'Enseignement supérieur de venir examiner ce qui se passe présentement au sein de l'organisation, estime-t-il.

M. Nadeau indique que le rapport du Vérificateur général permettra peut-être d'y voir plus clair. «Son rapport s'en vient», dit-il. «Il va certainement souligner certains inconforts qu'il y a avec les pratiques administratives depuis la nomination de la rectrice», dit-il.

Ce dernier constate que le conseil d'administration de l'UQTR «est assez spécial parce que la majorité des membres sont des gens qui travaillent à l'intérieur. Il y a des professeurs, des étudiants, des cadres. Donc vous avez au moins la moitié des 16 membres qui sont de l'intérieur», dit-il.

«Habituellement, le comité d'éthique devrait être conçu de représentants sociaux-économiques surtout. C'est eux qui devraient juger des cas d'éthique», dit-il.

Toutefois, «un comité du conseil ne fait que des recommandations», précise-t-il.

«Vous avez une majorité des membres du conseil qui sont des employés de Mme Ghazzali ou des étudiants qui sont tributaires des professeurs. Donc des étudiants, des professeurs et des cadres, c'est au moins 8 personnes. Avec la rectrice, ça fait 9 qui sont un petit peu redevables à Mme Ghazzali. Donc, le conseil ne peut pas ostraciserMme Ghazzali parce que 9 sur 16 sont des gens qui lui sont liés», fait valoir M. Nadeau.

Sur le site Web de l'UQTR, on peut voir que la rectrice est même substitut au sein du comité d'éthique.

Avec autant de monde au conseil d'administration lié à la rectrice, «le conseil ne peut pas évaluer et statuer de façon indépendante, autonome, sur le sort et la performance de Mme Ghazzali», résume M. Nadeau.

Le conseil d'administration d'une université comme l'UQTR n'est pas obligé, en plus, de suivre les recommandations de son comité d'éthique. Toutefois, nuance-t-il, il doit avoir de très bonnes raisons de ne pas le faire parce que «le conseil dit alors au comité qu'il a mal fait son travail», fait-il valoir. «Est-ce qu'il y a des faits que les membres du conseil d'administration avaient à leur connaissance que les membres du comité d'éthique n'avaient pas?», questionne-t-il en parlant de la décision du CA de l'UQTR d'ignorer la recommandation du comité d'éthique de l'UQTR dans un dossier d'éthique impliquant la rectrice, Nadia Ghazzali et la vice-rectrice Lucie Guillemette en 2013.

«Un conseil d'administration, ça sert à évaluer les cadres. Ces sont les boss des patrons», plaide-t-il.

L'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques est prête à revoir le cadre de gouvernance de l'UQTR. Toutefois, il faut que ce soit la direction de l'Université et personne d'autre, qui le demande, précise-t-il.

Le mandat de Mme Ghazzali se termine le 31 janvier 2017. Donc, «c'est au ministre de l'Enseignement supérieur de gérer ça» [entre-temps], dit-il.

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