Pas d'argent neuf pour les cégeps dans le rapport Demers

Yves Bolduc... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

Agrandir

Yves Bolduc

PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour contrer leur manque à gagner les cégeps devront compter davantage sur un assouplissement des normes d'admission et sur l'arrivée de plus d'étudiants étrangers que de l'argent neuf. Ce faisant, espère-t-on, ils pourront arriver à survivre et sauvegarder leurs programmes.

C'est ce qui ressort des recommandations du rapport Demers sur l'offre de formation collégiale, présenté lundi par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de  la Science, Yves Bolduc, au Cégep de Trois-Rivières, en présence de son auteur Guy Demers.  Le message est clair, l'actualisation du rapport devra se faire à coût nul.

 Par contre, le ministre s'est dit déterminé à mettre en oeuvre rapidement les mesures qui peuvent l'être, tout en invitant encore une fois les administrations à être performantes administrativement et donc à faire mieux avec moins.

 «Le statu quo n'est pas envisageable, a-t-il déclaré. J'annonce donc la mise en oeuvre des recommandations du rapport Demers, qui sera faite en concertation avec tous les intervenants, et piloté par une équipe composée de professionnels du ministère auxquels se joindra Nicole Rouillier,  ancienne directrice générale du Cégep Marie-Victorin..

Cette équipe aura pour mandat de déterminer les principales actions à poser, leur ordre de priorité et la façon la plus appropriée de les réaliser en partenariat avec tous les acteurs du réseau collégial.»

Rappelons qu'un rapport d'étape a été déposé en janvier dernier. Il abordait différents sujets touchant la population étudiante, plus précisément les cheminements des étudiants, leur mobilité et la formation des étudiants étrangers.

Il traitait aussi de l'offre de formation sous l'angle du processus d'autorisation des programmes, d'études à l'enseignement collégial tant public que privé sans oublier la formation à distance. Le ministre a laissé entendre que ce dernier point était très important car le Québec accuse du retard en cette matière.

Le rapport final, dont personne n'avait pris connaissance lundi parmi les nombreux invités qui assistaient à son lancement, (un très bref communiqué avait été distribué à la presse), approfondit l'étude de certaines questions et en aborde d'autres notamment la complémentarité et la viabilité de l'offre ainsi que l'optimisation de la formation continue.

Sur ces questions, le rapport recommande de remplacer graduellement la compensation financière accordée aux cégeps dont l'effectif est en baisse par un mode de financement par projets (au lieu de par têtes), de permettre aux collèges de substituer un certain nombre de compétences institutionnelles à des compétences ministérielles dans le cadre d'un programme de DEC technique (une mesure très attendue), d'exploiter de nouveaux parcours de formation, de convenir du rôle respectif des partenaires et du ministère dans la gestion efficiente de l'offre de formation continue pour répondre aux besoins croissants en main-d'oeuvre prévus au cours des prochaines années, et enfin d'assurer que les collèges puissent répondre aux besoins de formation de base de candidats aux programmes d'AEC (littératie, encadrement, soutien à la réussite, etc).

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer