Piscine intérieure: la CS de l'Énergie plutôt tiède

Denis Lemaire, directeur général de la commission scolaire... (Photo: Émilie O'Connor)

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Denis Lemaire, directeur général de la commission scolaire de l'Énergie.

Photo: Émilie O'Connor

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Si elle est prête à fournir gratuitement un terrain et son expertise à la MRC des Mékinac, la Commission scolaire de l'Énergie n'a pas l'intention d'avancer un sou dans le projet d'une piscine intérieure à l'école secondaire Paul-le-Jeune de Saint-Tite.

Le directeur général de la commission scolaire, Denis Lemaire, soutient avoir été très clair à ce sujet, et ce, dès la première rencontre de l'été dernier avec les représentants de la MRC et du CLD de Mékinac en présence de la présidente de la CSE, Danielle Bolduc.

Il a d'ailleurs plusieurs raisons pour défendre sa position. Déjà aux prises avec quatre millions $ de compressions budgétaires et deux autres millions à venir, la commission scolaire ne peut envisager de s'engager dans un projet de cette importance.

Et cela dit, même si elle avait les fonds, elle ne le ferait pas, compte tenu de l'expérience difficile vécue aux écoles secondaires Champagnat de La Tuque et du Rocher, dans le secteur Grand-Mère de Shawinigan, où on trouve une piscine intérieure très peu utilisée par les élèves ou la population.

«C'est clair qu'autant au niveau du fonctionnement que de l'investissement, la commission scolaire n'est pas intéressée à investir là-dedans pour la simple raison que ça ne correspond pas du tout aux besoins de nos jeunes au niveau pédagogique, insiste M. Lemaire. On a déjà deux piscines et si on regarde les coûts et l'utilisation, c'est astronomique à faire fonctionner. Je vous dirais que c'est aussi très peu utilisé et que ça intéresse peu les adolescents.»

Dans les deux cas, c'est la commission scolaire qui doit assumer la quasi-totalité des coûts de ces infrastructures. «Mais peu importe les partenariats, plaide M. Lemaire, ça coûte une fortune à faire fonctionner et à chauffer sans compter la réparation des bris qui surviennent. Nous, on en a déjà deux. C'est coûteux de les maintenir fonctionnelles et c'est très clair que nous ne sommes pas intéressés à engendrer de nouveaux coûts d'investissements et d'entretien. Avec nos compressions actuelles, ce serait futile de penser que nous allons mettre de l'argent là-dedans.

«On n'a même pas ce qu'il faudrait pour faire fonctionner nos piscines actuelles même si on parvient à les maintenir ouvertes car on ne peut quand même pas les enterrer», tranche M. Lemaire qui ajoute que la CSE a quand même pris la peine de sonder les autres écoles du territoire de Mékinac et que le besoin d'une piscine intérieure serait inexistant... dans le milieu scolaire du moins.

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