Des algues à valoriser

Lucie Guillemette, vice-rectrice aux études de cycles supérieurs... (Photo: Stéphane Lessard)

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Lucie Guillemette, vice-rectrice aux études de cycles supérieurs et à la recherche par intérim à l'UQTR, Raymond-Robert Tremblay, directeur général du Cégep de Trois-Rivières, Simon Barnabé, titulaire de la chaire de recherche industrielle en environnement et biotechnologie de la Fondation de l'UQTR, et Mario Parenteau, directeur du centre spécialisé en pâtes et papiers du Cégep de Trois-Rivières, posent derrière un aquarium d'algues.

Photo: Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Université du Québec à Trois-Rivières et le Cégep de Trois-Rivières unissent leurs forces afin de mener une étude sur la production de biomasse d'algues. Cette recherche pourrait permettre à des grandes alumineries de diminuer l'utilisation de carburants fossiles dans un horizon de 10 ans.

Le projet de recherche de 900 000 $ porte sur l'application des techniques papetières dans la récolte et la déshydratation des algues. On veut ainsi valoriser la biomasse pour produire de l'énergie.

«Les algues produisent des huiles qui sont utilisées comme carburant. La biomasse sèche peut être utilisée comme bioénergie en la brûlant. Et pour faire de la biomasse, il faut produire beaucoup d'algues. C'est ce qu'on va faire avec notre bassin-pilote. On aura 10 000 litres de biomasse algale par semaine», explique Simon Barnabé, titulaire de la chaire de recherche industrielle en environnement et biotechnologie de la Fondation de l'UQTR, en rappelant l'apport du Collège Shawinigan dans la réalisation de ce projet.

Les deux institutions trifluviennes profitent de l'appui des entreprises Rio Tinto Alcan et Alga-Labs dans ce projet. Les eaux usées d'une aluminerie sont le milieu de culture de base des algues. Pour une entreprise comme Rio Tinto, l'intérêt est de trouver une nouvelle source de carburant, ajoute Mario Parenteau, directeur du centre spécialisé en pâtes et papiers du cégep trifluvien.

«Lé résultat final est que Rio Tinto Alcan veut une source d'énergie rentable à partir de ses déchets. Il y a des algues dans les eaux usées de Rio Tinto. Au lieu de faire une boue avec les déchets des eaux usées, on va en faire une biomasse valorisable. C'est de la rentabilité, car on récupère tout. Ça pourrait par la suite être appliqué pour les boues des usines de pâtes et papiers.»

Ce dernier aspect est un élément visé par l'étude. On veut acquérir un savoir-faire applicable à d'autres secteurs industriels. L'hypothèse de la relance d'usines papetières par la production de biomasse sera analysée. Cela permettrait de revitaliser des infrastructures et de valoriser une expertise régionale.

«C'est un projet intéressant pour l'UQTR et pour nous, ajoute M. Parenteau. On structure notre projet ensemble avec nos expertises. De cette façon, on n'additionne pas les chances de réussite. On les multiplie.»

Les deux institutions misent sur une subvention de 486 000 $ provenant du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. Le Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels du Québec remet 225 000 $, alors que l'organisation de recherche MITACS fournit 95 000$.

Rio Tinto Alcan est aussi un partenaire financier de ce projet.

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