Éducation: le manque de ressources préoccupe

Lors du point de presse des professionnels de... (Photo: Stéphane Lessard)

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Lors du point de presse des professionnels de l'éducation, Louise Chabot, présidente de la CSQ, Denis Bastarache, président du Syndicat du personnel professionnel de l'éducation du Coeur et du Centre du Québec, et Johanne Pomerleau, présidente de la Fédération des professionnels de l'éducation du Québec, ont pris tour à tour la parole.

Photo: Stéphane Lessard

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Roland Paillé
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Dénoncé dans le passé, le manque de ressources professionnelles dans le monde de l'éducation se maintient au centre des préoccupations des gens oeuvrant dans ce secteur. C'est ce qui découle du point de presse tenu vendredi à l'occasion d'un colloque qui se tenait au club de golf Les Vieilles forges et auquel participaient quelque 160 professionnels de l'éducation.

Cette journée était un prélude à la Semaine des professionnels de l'éducation qui aura lieu du 19 au 23 novembre et dont le thème est «Les services professionnels en l'éducation: un service qui s'impose».Par professionnels de l'éducation, on entend psychologues, orthophonistes, animateurs de vie spirituelle et d'engagement communautaire, conseillers pédagogiques, audiologistes, bibliothécaires, etc.

Johanne Pomerleau, présidente de la Fédération des professionnels de l'éducation du Québec, a rappelé qu'en 2010, l'ajout de ressources professionnelles était la principale revendication de la Fédération lors des négociations, alors qu'on en demandait 1300. En considérant qu'on compte au Québec 2600 écoles (primaires, secondaires, formation aux adultes et formation professionnelle), la demande équivalait à un professionnel pour deux écoles. Or, le gouvernement libéral (qui était au pouvoir) a accepté d'en consentir 420, ce qui représente un ratio d'un professionnel pour six écoles.

Elle a souligné que le nouveau gouvernement québécois a promis un ajout de 600 professionnels d'ici 2016. «On parle donc (avec les 420 déjà prévus) d'à peu près 1000 professionnels de plus pour le réseau. Mais on est encore très loin du compte. Et ce que ça donne en attendant, c'est que les professionnels en place sont débordés, ils n'arrivent pas à répondre aux besoins des jeunes. Et à un moment donné, on constate une difficulté importante de rétention mais également d'attraction du nouveau personnel, qui préfère aller travailler dans la santé ou dans d'autres réseaux», a tenu à faire savoir Mme Pomerleau.

Celle-ci prévient qu'aux prochaines négociations, ils allaient revenir à la charge en demandant et exigeant des ressources professionnelles additionnelles «pour le besoin des élèves mais aussi pour améliorer les conditions de travail pour en faire un milieu attirant à ce personnel-là qui est essentiel à la vie».

Pour Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le problème en est un de vision. «Au cours des dix dernières années, nos services publics au Québec, dont l'éducation, sont vus comme une dépense plutôt qu'un investissement. D'ailleurs, ça s'est senti dans le dernier budget avec le retour à l'équilibre budgétaire du gouvernement libéral. Il y a eu au total des coupures de 300 millions $ au niveau des commissions scolaires», a-t-elle mentionné.

En vue du budget qui doit être déposé mardi prochain par le gouvernement péquiste, Mme Chabot indique que le message a été transmis aux nouvelles autorités provinciales afin que «les services publics, particulièrement la santé pour l'éducation, soient des services essentiels pour la population», d'où le besoin d'investir.

«Il y a une vision depuis quelque temps qui fait en sorte que le taux de croissance des dépenses est en deçà des besoins réels, ce qui fait qu'on peut assister à des coupures de services qui affectent nos élèves.» Mme Chabot craint qu'un équilibre budgétaire pour 2013-2014 puisse restreindre une partie des dépenses. «On voit que ça ne sera pas un budget de développement», a-t-elle conclu.

De lundi à vendredi prochain, les professionnels de l'éducation des commission scolaires de la région se réuniront autour de déjeuners ou de soupers pour discuter de la situation et de leurs inquiétudes.

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