Saint-Tite: Big Sky se porte bien

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Au lendemain de l'incident qui a causé la chute d'un cheval en plein rodéo du côté du Festival western de Saint-Tite, l'animal se remettait bien, jeudi, de ce qui a toutes les allures d'une commotion.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Saint-Tite) Au lendemain de l'incident qui a causé la chute d'un cheval en plein rodéo du côté du Festival western de Saint-Tite, l'animal se remettait bien, jeudi, de ce qui a toutes les allures d'une commotion.

Big Sky, la jument impliquée dans l'incident, était d'ailleurs retournée aux enclos du Festival western où elle était surveillée de près par les vétérinaires. Un incident sans gravité, mais dont le Festival western aurait bien pu se passer dans le contexte actuel.

L'équipe de vétérinaires croit que la jument, en mettant le pied sur sa bride avant de trébucher et chuter au sol, a subi une commotion. Un malaise dont elle devrait se remettre avec du repos et de la surveillance et dont elle ne devrait conserver aucune séquelle importante, croit le vétérinaire Mathieu Desaulniers.

«On pense que le cheval a eu une bonne commotion, c'est ce qu'on croit avec les signes cliniques et ce qu'on a pu voir avec l'événement. Il est en train de se remettre de sa commotion. On a bon espoir qu'on va le revoir, pas pour cette compétition-ci, mais un jour dans l'arène», indique-t-il.

Le vétérinaire, rencontré par Le Nouvelliste aux enclos où se trouvait la jument, indique que des signes évidents laissent croire qu'elle n'a pas été lourdement atteinte.

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Le vétérinaire Mathieu Desaulniers fait partie de l'équipe qui a évalué Big Sky après l'incident. La jument ne devrait pas garder de séquelles.

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«Ses pupilles présentent une bonne rapidité de contraction lorsqu'elles réagissent à la lumière. Généralement, pour des blessures graves, l'oeil ne réagirait pas aussi bien. Par ailleurs, elle a mangé, elle a bu et se promène normalement», ajoute celui qui indique que les douze premières heures dans de pareils cas sont les plus critiques, mais que la jument continuera d'être surveillée et évaluée, en plus d'avoir reçu un traitement intraveineux pour éviter les oedèmes.

Pour l'organisation du Festival western de Saint-Tite, on estime que l'incident aurait pu arriver à n'importe quel moment, à n'importe quel endroit. 

«Évidemment que ce n'est pas ce qu'on souhaite. On vient ici célébrer les chevaux, les rodéos. Ça aurait pu arriver dans une ferme d'élevage à trois kilomètres d'ici ou quelque part en Ontario, ça aurait été la même affaire. Que ça arrive pendant le festival, c'est malheureux, mais ce sont des choses qui arrivent. C'est vraiment un incident isolé», croit le directeur général du Festival western, Pascal Lafrenière.

N'empêche qu'avec le dépôt d'une injonction pour faire interdire les rodéos sous prétexte qu'ils contreviennent à la Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal, de la formation d'un comité d'observateurs désigné par la partie adverse lors du retrait de l'injonction en lien avec une entente devant la Cour supérieure ainsi que la mort d'un autre cheval lors d'un rodéo présenté à Saint-Tite au mois de mai, le festival se serait bien passé de ce nouvel incident, même s'il s'avère au final sans gravité.

«C'est un incident malheureux qui s'est produit. Par contre, le cheval va très bien, il a été pris en main rapidement par notre équipe vétérinaire. Le protocole a été encore une fois éprouvé et il est efficace. Les gens du MAPAQ étaient sur place, les équipes d'observateurs étaient aussi sur place, ont eu accès aux examens vétérinaires», ajoute Pascal Lafrenière.

De son côté, le professeur de droit de l'Université de Montréal, Alain Roy, qui était à l'origine du dépôt de l'injonction pour faire interdire la présentation du rodéo urbain du côté du Vieux Port de Montréal à la fin du mois d'août dernier, n'a pas souhaité commenter l'incident, pour «préserver l'Intégrité du processus». M. Roy a fait savoir au Nouvelliste qu'il réserverait ses commentaires pour la publication du rapport du comité d'observateurs.

Train Centraide

Par ailleurs, le train Centraide qui devait amener près de 500 passagers de Montréal à Saint-Tite la fin de semaine dernière, comme chaque année, a été impliqué dans un accident avec un camion semi-remorque. Un accident qui n'a fait aucun blessé, mais qui a toutefois causé un important retard pour le train.

Résultat, l'attaque de bandits, joués par des comédiens, qui devait survenir au beau milieu du trajet, a été annulée et les participants n'ont pas pu non plus assister au rodéo pour lequel ils avaient des billets grâce à ce forfait. 

Pour le moment, Centraide et le CN, qui organisaient conjointement l'activité, ne savent pas si les billets, au coût de 125 $, seront remboursés aux participants. Un remboursement ferait perdre du même coup tout près de 45 000 $ à Centraide Mauricie. Les organisateurs réfléchissent à des solutions. 

«C'est le CN qui vend ses billets de transporteur. Nous on vend les billets de rodéo. On fait un rabais assez important pour que l'argent soit versé à Centraide et que ça retourne à des organismes de notre région», constate Pascal Lafrenière, qui indique toutefois que le Festival western ne prendra pas part au processus décisionnel dans cette affaire, mais espère que les parties puissent en arriver à une solution qui pourra satisfaire tout le monde.




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