Une vitrine commerciale incroyable

Gilles Veillette devant son camion de livraison qui... (Gabriel Delisle)

Agrandir

Gilles Veillette devant son camion de livraison qui permet de faire le tour du Québec pour livrer ses produits.

Gabriel Delisle

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Saint-Tite) Créé à l'origine pour stimuler l'économie locale, le Festival western de Saint-Tite s'est hissé parmi les événements touristiques majeurs du Québec. Le festival qui célèbre son 50e anniversaire attire chaque année près de 600 000 visiteurs, un exploit colossal pour une ville de moins de 4000 résidents. Afin de souligner cet anniversaire, Le Nouvelliste vous propose chaque semaine des entrevues qui montrent les nombreux visages de cette aventure western.

Fondé à Saint-Tite en 1888, le Marché Albert Veillette et fils a su tirer parti de la formidable vitrine offerte par le Festival western. Alors que le grand rendez-vous des cow-boys célèbre cette année son 50e anniversaire, les affaires de l'entreprise familiale transmise depuis quatre générations n'ont jamais été si florissantes. 

Comme le dit l'expression, les apparences sont trompeuses. Les locaux du Marché Albert Veillette de la rue Saint-Paul sont relativement petits et on pourrait penser qu'il s'agisse d'une bonne vieille épicerie de quartier chaleureuse, mais on y brasse de grosses affaires. 

Gilles Veillette, le copropriétaire des lieux et président du Festival western en 1981, a de la difficulté à suivre la cadence. Les viandes marinées, les saucisses et le boudin à l'ancienne qui ont fait la réputation du commerce se vendent désormais partout au Québec. Les ventes ont explosé ces dernières années et les chiffres sont très impressionnants.

En 2009, les ventes de viande totalisaient 490 000 $, alors que l'an dernier, ces ventes ont atteint 5,4 millions $. «Depuis le début de l'année 2017, nous enregistrons une augmentation de plus de 30 % par rapport à 2016», souligne Gilles Veillette. 

Quel est le secret de cette croissance remarquable? Gilles Veillette répond qu'il a su profiter de la manne du Festival western. Déjà populaires lors des BBQ organisés ici et là lors de l'événement de septembre, les viandes de ce commerce de Saint-Tite n'étaient pas accessibles pour la majorité des festivaliers lors des autres mois de l'année. Gilles Veillette et son frère Mario ont alors entrepris un virage majeur pour l'entreprise. Appuyés par leur père Clément Veillette, toujours actif dans l'entreprise du haut de ses 94 ans, ils ont décidé d'aller à la rencontre des clients.

«Maintenant, 95 % de nos clients sont de l'extérieur de Saint-Tite. Nous allons livrer les produits directement aux clients», explique Gilles Veillette. «Le Festival western est un outil publicitaire extraordinaire. Il amène à Saint-Tite des visiteurs de partout au Québec. C'est au commerçant de saisir l'opportunité.»

À bord d'un grand camion réfrigéré aux couleurs de l'épicerie et arborant un cow-boy sur un taureau sauvage, Gilles Veillette parcourt le Québec pour livrer les produits préparés à Saint-Tite. Il a développé des circuits en boucle qui lui permettent de rencontrer ses clients à des endroits fixes le soir. «Je vais les rejoindre près des autoroutes après leur travail. Je rends l'achat facile pour eux », note celui qui a parcouru plus de 45 000 km ces huit derniers mois. «C'est un style de livraison qui est différent des autres.» 

Depuis que le commerce mise sur cette stratégie, les chaudières de steaks marinés font des heureux auprès des amateurs de BBQ partout au Québec, et même en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

Devant cette expansion phénoménale due en grande partie à la publicité engendrée par le Festival western, les locaux sont devenus trop petits. L'entreprise a dû acheter le bâtiment voisin pour éventuellement s'agrandir. 

Signe que les steaks à Veillette ont atteint une belle renommée, la microbrasserie À la fût de Saint-Tite a consacré une bière au nom du commerce. La blonde à Veillette a été créée spécialement pour se marier avec le boeuf du commerce. Cette pale-ale aux aromates de poivre et à faible teneur en alcool propose un parfait accord entre la bière et la nourriture.

Heureux d'avoir collaboré avec l'équipe de À la fût pour la confection de cette blonde, Gilles Veillette en parle avec fierté. Lors de l'entrevue, il a avoué que le dynamisme de cette microbrasserie, qui est fortement identifiée à la culture country western, est un vent de fraîcheur pour Saint-Tite.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer