Les enfants du Festival western

L'enseignant Pierre-Luc Piché entouré de ses élèves de... (Gabriel Delisle)

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L'enseignant Pierre-Luc Piché entouré de ses élèves de 6e année. Certains tiennent dans leurs mains la chemise de Lane Frost et la bull rope de Zachary Bourgeois, deux pièces de la classe musée.

Gabriel Delisle

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(Saint-Tite) Créé à l'origine pour stimuler l'économie locale, le Festival western de Saint-Tite s'est hissé parmi les événements touristiques majeurs du Québec. Le festival qui célèbre son 50e anniversaire attire chaque année près de 600 000 visiteurs, un exploit colossal pour une ville de moins de 4000 résidents. Afin de souligner cet anniversaire, Le Nouvelliste vous propose chaque semaine des entrevues qui montrent les nombreux visages de cette aventure western.

Il ne faut pas avoir vécu les 50 éditions du Festival western pour l'avoir dans la peau. Les enfants de Saint-Tite sont nés dans ce village, qui n'a pas son pareil pour accueillir la visite. Émerveillés par l'événement, ces jeunes aiment la fébrilité qui s'installe chez eux chaque mois de septembre. 

Le Nouvelliste a rencontré la vingtaine d'élèves allumés de la classe de 6e année de l'école La Providence de l'enseignant Pierre-Luc Piché. Ces jeunes, qui vivront le prochain festival en même temps que leur entrée au secondaire, ont eu la chance d'apprendre cette année dans une classe musée. Aménagé depuis des années par leur enseignant, ce local est rempli d'artefacts de tous genres. 

Ce magnifique lieu d'apprentissage prêtait aux confidences. Après avoir posé plusieurs questions concernant le travail d'un journaliste et les médias, les jeunes ont accepté de parler du Festival western et de ce qu'il représente pour eux. 

«C'est une renaissance. Il y a alors beaucoup d'action à Saint-Tite», affirme le jeune Xavier Normandin. 

L'arrivée de milliers de visiteurs et de commerçants transforme le visage de Saint-Tite. La tranquillité habituelle de la communauté fait place à une belle frénésie. «Ça change totalement le village», ajoute avec enthousiasme Loïc Adam. 

Les nombreux commerces et restaurants qui débarquent à Saint-Tite le temps du festival sont attendus avec impatience par les plus petits. Mathias Lacoursière évoque les fameuses boules au miel tant appréciées des becs sucrés. 

Pour Gabriel Leduc, le Festival western est l'occasion de faire des affaires. «Je ramasse de l'argent avec les canettes», dit-il avec le sourire. 

Et Gabriel Leduc n'est pas le seul à ramasser des canettes pour se faire un peu d'argent de poche. Plusieurs jeunes se promènent dans les rues de Saint-Tite durant le festival avec des chariots qu'ils remplissent de canettes vides. Le festival fait assurément naître la fibre entrepreneuriale chez plusieurs. 

«Ça nous aide financièrement en louant des chambres. Et c'est l'fun, ça bouge», ajoute dans la même veine Léonie Moreau.

Lauriane Lefebvre a toutefois relevé un élément du Festival western qui déplaît aux enfants. Elle relève le côté désagréable pour les plus jeunes des «gens trop saouls». 

Des artefacts westerns

La classe musée de Pierre-Luc Piché s'est enrichie ce printemps d'une pièce bien spéciale. Zachary Bourgeois, un ancien élève de cette classe devenu monteur de taureaux professionnel, est venu rendre visite aux élèves quelques semaines avant la fin de l'année scolaire pour leur offrir son bull rope, la corde qu'il utilise pour se tenir sur le dos d'un taureau sauvage. 

Cette pièce d'équipement ira rejoindre sur le mur de la classe la chemise de Lance Frost, cette légende du rodéo américain dont la vie a inspiré le film Huit secondes.  

«Zachary était dans la classe comme élève lorsque nous avons eu la chemise de Lane Frost que la mère de l'athlète américain nous avait envoyée», se souvient Pierre-Luc Piché. «Et déjà, il savait ce qu'il voulait faire plus tard. Il voulait monter des taureaux.» 

Une source de revenus pour les jeunes

Les terrains de l'école primaire sont loués au Festival western durant les dix jours de l'événement. Le devant de l'école accueille des commerçants, un côté se transforme en place de la famille et le derrière devient le stationnement des bénévoles du festival.  

Cela permet de recueillir près de 21 000 $ chaque année, des sommes entièrement réinvesties dans les services aux élèves.

Les élèves peuvent ainsi bénéficier de voyages ou d'activités gratuitement ou à un prix très réduit.




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