Le succès d'une folle aventure

Le Festival western ne serait pas ce qu'il... (Archives Le Nouvelliste)

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Le Festival western ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui sans la participation des citoyens, estime le maire de Saint-Tite, André Léveillé.

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(Saint-Tite) Créé à l'origine pour stimuler l'économie locale, le Festival western de Saint-Tite s'est hissé parmi les événements touristiques majeurs du Québec. Le festival qui célèbre son 50e anniversaire attire chaque année près de 600 000 visiteurs, un exploit colossal pour une ville de moins de 4000 résidents. Afin de souligner cet anniversaire, Le Nouvelliste vous propose chaque semaine des entrevues qui montrent les nombreux visages de cette aventure western.

Après le succès populaire d'un rodéo organisé en 1967 par l'entreprise G.A. Boulet, connu aujourd'hui mondialement pour la qualité de ses bottes western, un groupe de commerçants de Saint-Tite a embarqué dans l'idée un peu folle d'André Léveillé, alors épicier, de créer un festival. Après des mois de préparation, le groupe a tenu la première édition de ce qui deviendra un des événements touristiques les plus importants au Québec. 

«Je n'aurais jamais pensé que le Festival western puisse devenir un événement touristique aussi majeur. Il fait maintenant partie des plus grands festivals du Québec et Saint-Tite est maintenant connue et reconnue partout», soutient André Léveillé, celui qui est aujourd'hui maire de la Ville de Saint-Tite et connu également sous le surnom du P'tit shérif. 

Lorsque G.A. Boulet a tenu le rodéo en 1967 au stade de baseball municipal, un an avant la première véritable édition du Festival western, l'objectif était de promouvoir ses produits de cuir. Durant la belle époque de cette industrie, Saint-Tite a accueilli pas moins de 23 usines de transformation du cuir. Cette industrie était si florissante à Saint-Tite que la localité s'est valu le titre de «ville du cuir du Québec».  

La jeune communauté d'affaires avait été impressionnée par le succès du rodéo de Boulet, alors que les 6000 spectateurs n'avaient aucunement été découragés par la pluie. André Léveillé affirme 50 ans plus tard qu'il voulait profiter de ce succès pour répéter l'expérience avec un événement plus structuré. 

Avec la création du festival en tête, André Léveillé a organisé un souper-conférence où il était question d'initiatives de développement local.

«Le cuir et le western, ça fait un beau mélange. [...] J'ai proposé après la conférence de faire un festival western à Saint-Tite avec un défilé le dimanche du premier week-end, un spectacle de musique le samedi soir et un rodéo le deuxième week-end», se souvient le P'tit shérif, un surnom donné par un ancien policier de Trois-Rivières à l'époque qu'André Léveillé était représentant Molson. «Durant cinq ou six secondes, personne ne parlait. J'ai alors dit: ''ça peut paraître fou, mais pensez-y comme il le faut. Nos sommes la ville du cuir. Avec le western et ce que nous avons connu, nous pourrions faire quelque chose d'innovateur''. Ça s'est mis à rire, mais les gens ont dit qu'ils embarquaient.»

Déjà la structure classique du festival était adoptée. Une soixantaine de personnalités d'affaires de Saint-Tite se sont par la suite regroupées pour la création de comités afin de mener à bien cette folle idée. «C'est à ce moment qu'on a décidé de tenir l'événement en septembre, lorsque les températures sont propices à porter du cuir et un chapeau», précise André Léveillé. «Les commerçants avaient une période morte durant cette période.»

Dès la première édition, le succès était «phénoménal». Près de 35 000 personnes avaient alors répondu à l'invitation des organisateurs. Le mythique événement était né avec une réussite, forçant les organisateurs à poursuivre l'aventure.  

Durant les premières années, le bureau du Festival western était situé dans la voiture d'André Léveillé. Le coffre du Oldsmobile 1967 décapotable, le type de voiture idéale pour cacher trois ou quatre enfants à l'entrée d'un ciné-parc, contenait les dossiers nécessaires à l'organisation de l'événement. 

Le Festival western ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui sans la participation depuis 50 ans des citoyens de Saint-Tite. Les quelque 3700 résidents ont rapidement accueilli les visiteurs sur leur terrain le temps du festival. Sans ces campings improvisés et les nombreux bénévoles, Saint-Tite ne pourrait accueillir près de 600 000 visiteurs durant les dix jours de l'événement. André Léveillé est d'avis que sans l'appropriation de l'événement par les Saint-Titiens, le Festival western ne célébrerait pas son 50e anniversaire.




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